Le procès antitrust entre la Federal Trade Commission (FTC) et Meta a débuté récemment, avec des révélations sur la diminution du contenu axé sur les amis sur Facebook et Instagram. La FTC accuse Meta de monopoliser le marché des réseaux sociaux, tandis que l’entreprise défend sa position face à une concurrence accrue.
- Le procès antitrust entre la FTC et Meta a commencé.
- Meta est accusé de monopoliser le marché des réseaux sociaux.
- Le temps passé sur le contenu d'amis a diminué sur Instagram et Facebook.
- Meta tente de rétablir les interactions amicales avec de nouvelles fonctionnalités.

La baisse du contenu des amis en question
La bataille juridique entre Meta et la Federal Trade Commission (FTC) a débuté lundi dernier à Washington, DC. L’enjeu principal réside dans l’accusation faite par la FTC envers Meta concernant sa domination sur le marché des réseaux sociaux personnels, suite aux acquisitions d’Instagram et de WhatsApp. Cela pourrait aboutir à une décision judiciaire forçant une séparation de l’entreprise ou marquer un revers pour les efforts robustes de la FTC contre Big Tech.
Lors des déclarations d’ouverture, Meta a souligné qu’il y avait un déclin marqué du temps passé par ses utilisateurs à consulter le contenu partagé par leurs amis. Selon l’entreprise, seulement 7% du temps passé sur Instagram en 2025 sera dédié au contenu d’amis. En 2023, ce chiffre n’était déjà que de 11% pour Instagram et de 22% pour Facebook. Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a commenté : « La partie de l’amis a été un peu baissée », ajoutant que Facebook s’est transformé en « un large espace de découverte et de divertissement ».
Ce déclin est attribué en partie aux modifications algorithmiques favorisant le contenu vidéo court ainsi qu’à une réorganisation des recommandations sur les plateformes.
Les efforts pour inverser la tendance
Face à cette situation préoccupante, Meta tente plusieurs initiatives pour ramener plus d’interaction entre amis. Par exemple, en mars dernier, elle a introduit un nouvel onglet « Friends » sur Facebook qui exclut les contenus recommandés ou non pertinents pour se concentrer uniquement sur les publications personnelles.
« Je pense que nous allons construire des choses impressionnantes qui façonnent l’avenir de la connexion humaine », avait déclaré Zuckerberg lors d’un appel trimestriel précédent, qualifiant ces efforts comme étant « phase un de ramener OG Facebook ».
Parallèlement, Instagram continue d’étoffer ses fonctionnalités conçues pour renforcer les interactions amicales. Son responsable principal Adam Mosseri a affirmé plus tôt cette année qu’il mettrait davantage l’accent sur la messagerie directe d’ici 2025.
Une autre diapositive présentée durant le procès souligne que « est plus une application de messagerie qu’une application de partage ». Mosseri avait aussi précédemment déclaré : « Il y a 63 fois autant de messages envoyés par jour que les publications sur Facebook », mettant ainsi en lumière cet aspect crucial du changement dans les comportements d’utilisation.
Cette affaire soulève donc plusieurs questions quant à l’évolution future des interactions sociales numériques et leur impact potentiel tant au niveau juridique qu’auprès des consommateurs habitués à ces nouvelles dynamiques présentes dans les applications concurrentes telles que TikTok ou YouTube.
Les conséquences potentielles sont encore incertaines mais pourraient influencer significativement le paysage concurrentiel des réseaux sociaux dans les années à venir.