Inverser le déclin du charbon : les défis de Trump

Le président Donald Trump a récemment signé des décrets visant à relancer l’utilisation du charbon dans les centrales électriques américaines, un combustible en déclin depuis plus d’une décennie. Malgré ces efforts, des experts estiment que la reprise du charbon sera difficile à réaliser en raison de nombreux défis environnementaux et économiques.

Les nouvelles réglementations sur le charbon

Le président Donald Trump a récemment publié des décrets pour favoriser la relance de l’utilisation du charbon dans les centrales électriques. L’usage de cette ressource énergétique a diminué régulièrement depuis plus de dix ans.

Inverser le déclin du charbon : les défis de Trump

Cependant, selon des experts en énergie, ces initiatives risquent de ne pas aboutir. La combustion du charbon, moins compétitive face à des alternatives plus propres comme le gaz naturel ou les énergies renouvelables, souffre également du vieillissement et l’obsolescence d’une grande partie des installations existantes.

La chute spectaculaire du charbon aux États-Unis

Par le passé, principale source d’électricité aux États-Unis, les centrales au charbon ne fournissent aujourd’hui que 17% de l’électricité du pays. Cette réduction est principalement due à la montée en puissance du gaz naturel, dont la part représente environ 38% de la production d’électricité américaine grâce à l’exploitation par fracturation hydraulique démarrée dans les années 2000.

Les énergies renouvelables, telles que l’éolien et le solaire, ont aussi vu leur part grandir pour atteindre environ 25%, tandis que le nucléaire fournit environ 20%. Dans certaines régions comme la Nouvelle-Angleterre, il est prévu que les dernières centrales au charbon ferment bientôt.

Des préoccupations environnementales pèsent aussi sur ce secteur. La combustion génère effectivement des gaz à effet de serre propices au changement climatique ainsi que divers polluants néfastes pour la santé humaine et animale.

Pour faire face à ces enjeux, Donald Trump propose d’abroger certaines restrictions concernant les émissions polluantes portant sur diverses centrales au charbon.

L’état actuel et futur usage du charbon

Malgré sa diminution générale aux États-Unis, plusieurs services publics continuent d’exploiter le charbon, notamment dans le Midwest et le sud-est. Des entreprises comme Alabama Power, Georgia Power, Duke Energy, ou encore la Tennessee Valley Authority demeurent parmi ses grands utilisateurs.

Puisque certains États tels que la Virginie-Occidentale obtiennent toujours une part significative (85%) de leur électricité grâce au charbon – Kentucky étant lui-même dépendant avec un taux atteignant 67% – Donald Trump souhaite recourir à des pouvoirs d’urgence par son Département de l’Énergie afin de maintenir opérationnelles ces usines non rentables pour prévenir toute panne électrique future.

Holly Bender, responsable programme au Sierra Club, précise : « Nous inversons vraiment des décennies de travail ici. »

Peabody Energy annonce quant à elle qu’en 2024, une demande record mondiale en matière de consommation avait été enregistrée, avec pour objectif d’ajuster davantage sa stratégie autour du cimentage fossile, déclarant : « Pour soutenir les besoins croissants… nous pensons que… redémarrer les centrales au charbon. »

Les limites gouvernementales face aux dynamiques locales

L’Edison Electric Institute fait savoir qu’il partage bien cette nécessité accrue mais refuse néanmoins de se prononcer publiquement, affirmant simplement : « La demande augmente. »

Certaines grandes entreprises telles qu’Xcel Energy investissent déjà dans leurs infrastructures solaires pour bénéficier d’incitations fiscales tout en réduisant progressivement leur utilisation du charbon. Celles-ci, même menacées parfois, auront engagement tel Bergor, actuellement convertissant deux turbines WCOWIAs, autre version alternative prioritisée, -cependant pourrait affecter légèrement les emplois persistants; aspect gardé critique si.

Ainsi se crée un paradoxe entre présomptions politiques généreuses et résistance face aux impacts populaires déjà ressentis. Statuer rapides tant globaux allant au-delà des conflits œuvres amélioratrices rendent la situation urgente contre des contours fragiles, dégagés répercussions encourageant une durabilité apparente, modestes conséquences.