Nomination de Michael Faulkender à la tête de l’IRS : un nouvel épisode mouvementé
Michael Faulkender, actuellement secrétaire adjoint du Trésor, a été nommé commissaire par intérim de l’Internal Revenue Service (IRS) vendredi dernier. Ce changement s’inscrit dans une période instable pour le service des impôts américain, avec une succession de dirigeants en quelques mois.
Un leadership perturbé
La désignation de Faulkender marque le troisième changement de direction à l’IRS depuis le début de la saison fiscale et le cinquième depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump en janvier. Scott Bessent, le secrétaire au Trésor, a déclaré dans un communiqué que « la confiance doit être ramenée à l’IRS » et qu’il était convaincu que Faulkender était « le bon homme pour le moment ». Il a également salué les efforts d’un autre ancien responsable, Gary Shapley.

Shapley avait pris temporairement la tête du Bureau juste après la démission rapide de Melanie Krause mardi dernier. Son rôle récemment pris lui a valu une notoriété auprès des conservateurs suite à son témoignage devant le Congrès en juillet 2023 concernant des allégations liées à Hunter Biden.
Bessent a ajouté que Shapley et Joseph Ziegler mèneraient une enquête d’un an sur les réformes nécessaires à l’IRS. À cet égard, il s’est engagé à s’assurer que leurs résultats entraînent des changements politiques significatifs.
Les circonstances entourant ces changements
Krause avait elle-même endossé ce rôle alors que Doug O’Donnell démissionnait en février 2023, marquant encore un passage tumultueux pour cette institution clé. Sa démission récente fait suite à la révélation d’un accord controversé entre l’IRS et le ministère de la Sécurité intérieure sur le partage d’informations fiscales sensibles concernant les immigrés sans papiers.
En parallèle, Donald Trump a désigné Billy Long comme futur commissaire permanent, mais sa confirmation reste suspendue à l’approbation du Sénat américain.
L’évolution actuelle au sein de l’IRS témoigne non seulement d’une crise managériale mais également d’enjeux politiques forts qui pourraient influencer son fonctionnement dans les mois à venir.