Isabelle Carré passe derrière la caméra avec Les Rêveurs, un film explorant les traumatismes liés à l’hôpital psychiatrique. Elle évoque son parcours personnel et l’impact d’un film de Romy Schneider sur sa guérison émotionnelle.
La première réalisation d’Isabelle Carré

Après plus de trente ans de carrière en tant qu’actrice, Isabelle Carré, pour la première fois, se lance dans la réalisation avec Les Rêveurs. Ce long-métrage met en scène des acteurs comme Bernard Campan, Alex Lutz, et Tessa Dumont Janod. La sortie du film est prévue pour le mercredi 12 novembre. Il raconte l’histoire d’Élisabeth, une comédienne qui anime des ateliers d’écriture à l’hôpital Necker de Paris auprès d’adolescents en grande détresse psychologique. À travers ces interactions, elle fait remonter à la surface ses propres souvenirs d’internement à 14 ans et découvre comment le théâtre a été salvateur pour elle.
Un déclic lié à Romy Schneider
Invitée dans l’émission C à vous le mardi 11 novembre pour promouvoir son film, Isabelle Carré s’est confiée sur les répercussions émotionnelles que Une femme à sa fenêtre, un film porté par Romy Schneider, a eu sur elle. Elle a affirmé : « Ça m’a guérie. Ça a été un déclic incroyable », tout en tempérant que ce n’était pas son meilleur film.
Elle a poursuivi : « C’est la première fois que je la voyais autrement que dans les films Sissi avec cette émotion qui était si particulière, si intense et si généreuse chez elle ». Ses mots témoignent de l’impact profond qu’a eu cette expérience sur sa sensibilité d’alors.
Une phrase marquante du film
Lors de son intervention, Isabelle Carré a également mentionné une phrase marquante prononcée par Victor Lanoux dans le film : « Préférer les risques de la vie aux fausses certitudes de la mort ». Cette citation a cristallisé son désir de vivre pleinement : « J’ai marqué ça sur mon carnet. J’ai ensuite marqué ‘vivre’, ‘vivre’, ‘vivre’ et ‘faire comme Romy Schneider : m’inscrire dans un cours de théâtre’ ».
Le projet cinématographique ainsi que cette introspection personnelle montrent comment les expériences liées au passé peuvent mener vers une forme cathartique grâce aux arts dramatiques.
Dans un contexte où les notions de santé mentale et artistique sont mises en avant, Isabelle Carré incarne une démarche authentique qui pourrait inspirer d’autres confrontés à leurs propres démons.