Jane Gardam, auteure d'Old Filth, est décédée à 96 ans

Décès de la romancière Jane Gardam à 96 ans

Jane Gardam, célèbre romancière britannique, est décédée à l’âge de 96 ans dans un établissement de soins à Chipping Norton, en Angleterre. Son fils, Tom Gardam, a confirmé son décès survenu le lundi.

Une plume reconnaissable : des romans riches en émotions

Réputée pour sa capacité à capturer les nuances de l’Empire britannique, Jane Gardam a enrichi la littérature avec des récits où se mêlent humour et tragédie. Ses œuvres sont souvent peignées d’une profondeur émotionnelle comparable à celle des grands classiques comme Shakespeare ou Molière.

Jane Gardam, auteure d’Old Filth, est décédée à 96 ans

Son roman « La reine du tambourin » (1991), qui explore la psychose d’une femme, a obtenu le prestigieux prix Whitbread (aujourd’hui connu sous le nom de Costa Award). Dans cette histoire touchante, Eliza Peabody, une quinquagénaire, écrit des lettres révélatrices à sa voisine Joan tout en se perdant dans son propre monde imaginaire.

Une œuvre parfois délicate

Les livres de Jane Gardam ont lentement traversé l’Atlantique depuis leur apparition initiale dans les années 1970. Son premier ouvrage connu aux États-Unis était « God on the Rocks » (1978). À travers ce roman ainsi que d’autres tels que « The Hollow Land » qui remporta le prix Whitbread pour les jeunes en 1981, elle s’est frayé un chemin parmi les écrivains contemporains éloquents.

Une observation pertinente vient du fait que « ses personnages étaient souvent profondément endommagés », selon Penelope Hoare, l’une de ses éditrices. « Elle déteste expliquer », souligne-t-elle au sujet du style original mais mystérieux de Gardam.

Vie personnelle et influences

Née Jean Mary Pearson le 11 juillet 1928 à Coatham dans le North Yorkshire, Jane Gardam a changé son prénom en Jane alors qu’elle avait 18 ans. Elle obtint un diplôme en anglais au Bedford College de l’Université de Londres en 1949 avant de débuter une carrière d’écrivaine après avoir élevé ses enfants.

Sa fille Catharine Nicholson est décédée en 2011.

Personnalité complexe et universals

Gardam excellait également dans le portrait de personnages complexes marqués par leur passé turbulé. Son œuvre emblématique « Old Filth » (2006) ainsi que sa suite « The Man in the Wooden Hat » (2009) ont su toucher un large public grâce à leur exploration approfondie des relations humaines et des blessures laissées par l’histoire coloniale.

Avec son départ, c’est une voix distinctive qui n’aura plus l’occasion d’éclairer les lecteurs sur ces mondes intérieurs fascinants qu’elle savait si bien dépeindre. Avec elle disparaît aussi une part importante du paysage littéraire contemporain anglais.