Jason Moran rend hommage à Duke Ellington au Apollo Theatre
- Jason Moran a célébré le 125e anniversaire de Duke Ellington.
- Il a exploré la richesse émotionnelle des œuvres d'Ellington au Apollo Theatre.
- Moran a interprété «Black and Tan Fantasy», une pièce emblématique.
- Il souligne les dualités dans la musique d'Ellington, mettant l'accent sur l'obscurité et la lumière.

Le pianiste avant-gardiste Jason Moran a célébré le 125e anniversaire de Duke Ellington par une série de concerts, explorant la richesse émotionnelle des œuvres du grand compositeur. En préparant un concert solo au Apollo Theatre, il a souligné l’importance et la complexité de la musique d’Ellington, évoquant son caractère unique.
Moran, qui considère cette musique comme « toujours si vitale », affirme que les compositions d’Ellington débloquent des clés essentielles. Plus tôt ce mois-ci, il s’est penché sur ce qu’il appelle la « nature noueuse » des œuvres d’Ellington, mettant en avant leur profondeur émotionnelle.
Concert solo au Apollo Theatre
Il a interprété un morceau emblématique intitulé « Black and Tan Fantasy », conçu à l’origine avec le trompettiste Bubber Miley. Son approche créative fait écho à sa volonté de rendre hommage aux artistes qui l’inspirent, ayant auparavant salué figures comme le pianiste Thelonious Monk ou le pionnier du Ragtime James Reese Europe.
Exploration des dualités
Moran souligne que des pièces telles que « Black and Tan Fantasy » transmettent une puissante leçon pour l’auditeur : « Ellington veut que nous ayons plus d’un côté de nous-mêmes ». Il explore ainsi les dualités présentes dans la musique : « Il est capable de nous emmener dans l’obscurité et à la lumière. Il est vraiment dans les deux espaces fréquemment ».
Engagement musical
Alors qu’il navigue entre ces thèmes complexes dans un contexte historique qu’il qualifie d’« étrange » et troublant, Jason Moran trouve un soutien réconfortant dans la capacité d’Ellington à mêler obscurité et lumière : « Je ne pouvais pas demander un meilleur compagnon ». Cette réflexion souligne non seulement son respect pour Ellington mais aussi son engagement envers l’art musical durant ces temps difficiles.