« Je suis né du diable » : Jean-Christophe Grangé brise le silence familial
- Jean-Christophe Grangé raconte un passé familial marqué par la violence et l'emprise d'un père pervers.
- Sa mère, Michèle, a longtemps gardé le silence sur cette relation toxique jusqu'à ce que son fils la pousse à parler.
- Le livre dévoile des événements terrifiants tels que l'enlèvement et les menaces, qu'elle affirme n'avoir pas exagérés.
- Malgré ces traumatismes, Michèle a réussi à se reconstruire et à poursuivre une vie normale avec son mari actuel.

Jean-Christophe Grangé, auteur de thrillers à succès, explore son passé douloureux dans son autobiographie « Je suis né du diable ». Sous la pression de son fils, Michèle, sa mère, 87 ans, ouvre enfin la boîte de Pandore sur son mariage avec Jean-Claude Grangé. Le récit terrifiant dévoile un homme pervers et destructeur qui a marqué leur vie d’ombres indélébiles.
Un tabou familial
Michèle Roca s’était toujours refusée à parler de son défunt mari Jean-Claude Grangé, un homme que ses proches décrivent comme maléfique. C’est finalement l’insistance de son fils Jean-Christophe qui l’a poussée à se livrer lors d’une rencontre avec un journaliste. À 62 ans, il n’avait jamais osé aborder ce sujet délicat avec sa mère : « C’était l’omerta », confirme-t-il.
Le livre est selon lui essentiel car il permet d’explorer cette période sombre en passant par les témoignages de sa mère et de sa grand-mère Andrée. Il souligne également que c’est grâce aux talents littéraires dont elle dispose qu’il a pu façonner ce récit sans tomber dans le pathos.
Une enfance marquée par la violence
Jean-Christophe évoque une naissance difficile où il était prématuré et avait peu de chances de survie. Sa mère se souvient avoir été déçue par la situation : « Je voulais un poupon et j’avais un petit truc de rien du tout qui pesait trois fois rien ! » Mais ce n’est rien comparé au tourment qu’elle endurera ensuite avec Jean-Claude Grangé.
Son comportement dévastateur est illustré dès le jour des naissances lorsqu’il persuade les médecins d’anesthésier Michèle durant l’accouchement qui aboutit à l’éloignement initial entre mother and child. Dans leur relation tumultueuse, elle subira humiliations et menaces : « Son truc c’était séduire puis détruire », analyse Michèle.
Une emprise inacceptable
La descente aux enfers continue après le divorce malgré une bataille judiciaire pour obtenir la garde de leur enfant alors âgé de deux ans. Harcelée par celui-ci même depuis ses séjours en prison, elle raconte des événements terrifiants allant jusqu’à son enlèvement qu’elle réussit à éviter miraculeusement.
Jean-Christophe précise qu’il a veillé à représenter fidèlement ces événements sordides dans son livre sans recourir à des embellissements fictifs. Malgré cela, Michèle s’inquiète que certains pourraient penser qu’il exagère et rétorque à ceux qui doutent : « Tout est vrai ! »
Résilience face au passé
Malgré ces épreuves difficiles, Michèle a su avancer en tant que mère célibataire désargentée tandis que Jean-Christophe poursuit une carrière artistique couronnée par plusieurs best-sellers tels que « Le vol des cigognes » paru en 1994.
À propos du décès brutal de Jean-Claude en 1976 alors que Jean-Christophe avait seulement 15 ans, Michèle admet avoir informé son fils sommairement sans entrer dans les détails troublants liés au décès tragique : « Au fait ton père est mort… », une approche brutale pour annoncer cette nouvelle épineuse.
Aujourd’hui mariée depuis quatre décennies avec un médecin ignare des incidents passés figés dans l’ombre familiale, moment révélé lors du lancement du livre, confrontant ainsi aussi performancedolement le secret partagé par tous mais connu seulement d’un cercle restreint “Je découvre ma femme”, assène-t-il perplexe lorsque ces révélations émergent.
Avec « Je suis né du diable », publié aux éditions Albin Michel et disponible pour 21 €, Grangé met boucliers émotionnels sur table entre fictionnalisation cathartique comme élément nécessaire afin attirer lecteurs vers horizons torturés mais réalistes derrière voil mur.