Violences conjugales : l’affaire Jérôme Niel au cœur d’une enquête
Une plainte pour violences conjugales a été déposée contre Jérôme Niel, comédien et humoriste, comme le révèle une enquête publiée par « Le Nouvel Observateur » le 23 avril. Son ex-conjointe, Lola Cadet, l’accuse de « pratiques sexuelles dégradantes » ainsi que de violences psychologiques. L’humoriste dément fermement ces accusations.
Lola Cadet, maquilleuse de 32 ans, a publié sa première vidéo sur Instagram le 9 novembre 2024. Elle évoque des pensées suicidaires dues à des années « d’abus » subis au sein de sa relation avec Jérôme Niel, âgé de 39 ans et aujourd’hui présent dans l’émission « LOL : Qui rit sort » sur Prime Video. Cette confession a été suivie par plusieurs publications où elle décrit l’« emprise » et des « pratiques sexuelles extrêmes » qu’elle aurait subies pendant leur relation.

Les traumatismes révélés
L’histoire du couple commence en 2016 lorsqu’ils se rencontrent sur Tinder. Leur relation se solde par une séparation en 2019 avant une réconciliation en 2021. À ce moment-là, Lola partage avec Niel ses troubles de la personnalité borderline qui affectent lourdement ses relations interpersonnelles.
Dans l’enquête récente, Lola accuse Jérôme Niel d’avoir imposé des « pratiques sexuelles dégradantes et humiliantes », incluant des actes qualifiés d’agression sexuelle. Elle affirme que l’humoriste s’est servi de sa vulnérabilité pour lui faire consommer de la cocaïne et la contraindre à participer à certaines activités auxquelles elle n’aurait jamais consenti normalement.
Elle raconte également un traumatisme d’enfance où son père était responsable d’abus sexuels visuels envers elle : « Dès l’âge de six ans, mon père me forçait à regarder des films pornographiques en se masturbant devant moi ». Selon Lola, cette expérience a été exploitée par Jérôme Niel qui aurait instauré un rituel basé sur cette douleur passée : « Jérôme m’a dit que ça l’excitait… il y avait une assiette de cocaïne déjà prête quand j’arrivais chez lui. »
La psychanalyste accompagnant Lola indique aussi que sa vulnérabilité est évidente : « Aucun homme ne peut ignorer son instabilité ».
La réaction de Jérôme Niel
Les relations entre les deux partenaires prennent fin en septembre 2024, plusieurs semaines avant que Lola ne publie son premier message public dénonçant les abus. En mars suivant (24 mars), elle décide alors officiellement d’entamer des poursuites judiciaires pour violences conjugales.
De son côté, Jérôme Niel porte plainte pour cyberharcèlement suite aux nombreuses publications accessibles sur les réseaux sociaux concernant leur relation tumultueuse. Un courrier légal lui sera aussi adressé le 20 mars dernier.
Contacté par « Le Nouvel Observateur », Jérôme Niel n’a pas souhaité faire partie du débat médiatique mais son avocate Jade Dousselin a déclaré qu’il « dement complètement toutes les accusations portées contre lui » et qu’il restera « à la disposition de la justice ».
Les nouvelles réactions après la publication
Suite à la révélation publique via Le Nouvel Observateur, Lola Cadet prend à nouveau la parole via Instagram le même jour (23 avril). Elle critique ce qu’elle juge être un processus classique chez ses agresseurs : « Pas d’excuses ni remise en question… exactement la même posture : celle du silence. »
Aujourd’hui engagée dans son témoignage pour aider celles et ceux qui hésitent encore à parler publiquement de situations semblables aux siennes, elle conclut : « On reconnaît souvent un agresseur à sa façon de répondre. Tout est tristement classique. »
Cette affaire touche désormais aux instances judiciaires tandis que chaque protagoniste fait valoir sa version des faits.