La douleur d’une famille face au procès de l’accusée du meurtre de Lola Daviet

Le procès de Dahbia Benkired, accusée du meurtre de Lola Daviet, a débuté lundi devant la cour d’assises de Paris, trois ans après les faits. La jeune fille, âgée de 12 ans, avait été retrouvée morte dans une malle dans le XIXe arrondissement. Au cours des audiences, les proches de Lola ont exprimé leur désir que justice soit faite.
« Je regrette » : Dahbia Benkired demande « pardon à toute la famille » de Lola
A l’ouverture du procès, Dahbia Benkired a pris la parole pour exprimer ses regrets : « J’aimerais demander le pardon à toute la famille. C’est horrible ce que j’ai fait et je le regrette ». Ce moment désolant a vu la rencontre des souvenirs amers avec une dure réalité judiciaire.
La mère et le frère de Lola, Delphine et Thibault Daviet, ont ensuite fait état de leurs attentes concernant cette procédure qui s’étendra sur six jours. Delphine a déclaré : « On attend que justice soit faite et soit rendue pour notre fille ». Thibault, en larmes, s’est adressé directement à Benkired : « Je voudrais parler au nom de toute la famille (.) notamment celui de mon père qui n’est malheureusement plus là à cause de la même personne. On voudrait que vous disiez toute la vérité à toute la France et à nous. Merci ».
Meurtre de Lola : Johan Daviet, grand absent du procès
Le père de Lola, Johan Daviet, est tragiquement absent lors des débats judiciaires. Décédé en février 2024 d’un arrêt cardiaque à Fouquereuil dans le Pas-de-Calais, il avait sombré dans l’alcoolisme après le décès brutal de sa fille : « Je suis retombé dans mes démons » , confiait-il peu avant sa mort aux journalistes.
Ce procès constitue ainsi un moment décisif pour reconstruire un récit brisé par des événements tragiques et complexes. Les allées et venues entre émotions personnelles et quête collective pour obtenir justice marquent chaque jour qui passe pendant ce jugement douloureux pour tous ceux qui ont connu ou côtoyé Lola Daviet.