Le New York Times organise un concours ludique pour renforcer la culture du style rédactionnel
Le 13 avril, le New York Times a organisé un concours à l’intérieur de sa salle de rédaction, destiné à tester les connaissances des éditeurs sur les règles de grammaire et le style décrites dans son célèbre manuel, le Stylebook. Cette initiative amusante avait pour but d’enrichir la formation des journalistes tout en inspirant un esprit compétitif.

Un événement unique dans la salle de rédaction
Le concours a pris la forme d’un quiz inspiré du jeu « Jeopardy ! », avec des catégories telles que « Quirks of the Times » et « Punctuation ! ». Les participants, incluant les éditeurs Danial Adkison, Christine Chun et Danielle Dowling, ont concouru pour remporter des cartes-cadeaux Starbucks. Environ 170 membres du personnel ont suivi l’événement en direct via Livestream.
L’éditeur Peter Blair, organisateur du concours, cherchait ainsi à créer une ambiance engageante autour d’une activité souvent perçue comme formelle. Il souligne : « Je ne suis pas quelqu’un qui aime faire une session de formation scriptée ». Un élément marquant fut l’introduction d’une question difficile portant sur l’utilisation correcte des dictionnaires pour résoudre des ambiguïtés linguistiques.
Préparation intense et compétition serrée
Les concurrents se sont préparés intensément avant l’événement. M. Adkison a révisé certaines entrées plus complexes du Stylebook, tandis que Mme Dowling a consacré environ 10 heures à étudier toutes les règles possibles. Au final, c’est M. Adkison qui s’est imposé avec un score total de 15 601 €, devenant ainsi un quadruple champion au sein de cette épreuve interne.
« Mes mains tremblaient encore comme une bonne demi-heure après », confie Mme Chun après le jeu, témoignant ainsi de la tension ressentie tout au long de la compétition.
Renforcement d’une culture rédactionnelle
Ce type d’activité n’est pas seulement destiné à divertir ; il permet également aux employés du journal de se reconnecter avec les principes fondamentaux qui régissent leur travail quotidien. Selon M. Adkison : « En fin de compte, comme tout ce que nous faisons ici, c’est vraiment pour améliorer le lecteur ».
Avec ces initiatives innovantes, le New York Times montre son engagement non seulement envers ses employés mais aussi envers ses lecteurs en maintenant des standards élevés dans sa production journalistique. Les journalistes sont encouragés à utiliser régulièrement ce manuel afin d’assurer cohérence et clarté dans leurs écrits face aux défis toujours croissants posés par le paysage médiatique moderne.