Guido Appenzeller, partenaire de la société de capital-risque Andreessen Horowitz (A16Z), a récemment exprimé ses réserves sur l’utilisation du terme « agent » dans le secteur technologique. Selon lui, ce label sert principalement à justifier une augmentation des prix pour certaines startups, sans nécessairement refléter une avancée significative en intelligence artificielle.

- Certaines startups utilisent le terme « agent IA » pour justifier des prix élevés.
- Guido Appenzeller de A16Z critique cette pratique, estimant qu'elle ne reflète pas nécessairement une avancée en IA.
- Appenzeller définit un agent IA comme une invite intelligente basée sur une base de connaissances existante.
- Des collègues de Appenzeller partagent ses réflexions sur l'utilisation mal définie du terme « agent IA » .
Appenzeller critique l’utilisation du terme « agent »
Dans un podcast diffusé le 2 mai, Appenzeller a déclaré que « quelques startups disent essentiellement : « Hé, nous pouvons évaluer ce logiciel que nous construisons beaucoup plus haut parce que c’est un agent. » » Il a souligné qu’un « continuum » de startups exploite cette tendance qui transforme des outils relativement simples en agents d’IA. Selon lui, ce phénomène pourrait aboutir à une confusion sur la définition même des agents.
Un exemple de définition simpliste
« La chose la plus simple que j’ai entendue être appelée un agent est essentiellement une invite intelligente en plus d’une sorte de base de connaissances », a-t-il précisé. Dans ces cas-là, un utilisateur pose une question technique et reçoit une réponse issue d’une base de données existante, sans véritable autonomie ni décision.
Collègues de Appenzeller partagent ses réflexions
Appenzeller n’est pas seul dans ses réflexions. Ses collègues chez A16Z, Matt Bornstein et Yoko Li, ont aussi pris part à cette discussion. Bornstein insiste sur le fait que « je ne pense pas que tout ce que nous avons soit en fait des agents », ajoutant également que le terme peut être mal défini ou surutilisé.
Investissements et ambitions de A16Z
La firme envisage de lever jusqu’à 20 milliards de dollars pour intensifier ses investissements dans l’intelligence artificielle.
Utilisation des agents d’IA par des entreprises
Beaucoup d’entreprises misent gros sur les capacités des agents d’IA pour automatiser divers processus. Par exemple, Regie AI utilise ces agents pour générer automatiquement des leads tout en intégrant les réponses personnalisées aux acheteurs potentiels. Quant au cabinet PwC, il vient juste de lancer sa plateforme dénommée « Agent OS », qui facilite la communication entre différents agents afin qu’ils puissent coopérer et remplir leurs tâches efficacement.
Éfficacité remise en question
Cependant, malgré cette frénésie autour des agents IA, leur efficacité réelle est remise en question par certains observateurs comme Bornstein qui demandent à examiner « où sont-ils déployés et pourquoi ? »
Prévisions de OpenAI
OpenAI prévoit déjà de proposer ces systèmes experts au prix attractif débutant à 20 000 $ par mois avec l’ambition que 20% à 25% de ses revenus proviennent bientôt uniquement des tendances liées aux agents.
Prédictions pour l’avenir
Enfin, comme l’a dit Praveen Akkiraju d’Insight Partners : « Si 2024 était l’année des LLMs (modèles linguistiques), nous pensons que 2025 sera celle de l’IA agentique ». Ces ambitions témoignent du potentiel considérable mais aussi des incertitudes préoccupantes qui entourent encore le domaine émergent des technologies intelligentes via les agents IA.