John Lithgow a été choisi pour incarner Albus Dumbledore dans la nouvelle adaptation télévisée de « Harry Potter » produite par HBO. L’acteur a révélé que ce rôle marquera son dernier grand engagement. La série suscite des controverses liées aux propos récents de J.K. Rowling sur les femmes transgenres, mais Lithgow assure qu’il ne s’attend pas à subir de critiques à ce sujet.
Un rôle emblématique
John Lithgow va jouer le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, dans la série télévisée adaptée des livres de J.K. Rowling, qui comptera une distribution renouvelée comprenant Paapa Essiedu en Severus Snape, Janet McTeer en Minerva McGonagall et Nick Frost en Rubeus Hagrid.

L’acteur a déclaré qu’il n’a « aucun regret » quant à sa décision d’accepter le rôle, soulignant qu’il s’agira probablement du dernier grand personnage qu’il interprétera au cours de sa carrière. Il a également précisé que c’est un engagement de huit ans « pensant à la mortalité ».
Les controverses entourant J.K. Rowling
La production fait face à une tempête médiatique liée aux opinions controversées de J.K. Rowling sur les questions transgenres. Lors d’une interview publiée dimanche par le Times, Lithgow a exprimé sa surprise face aux réactions autour du spectacle et a indiqué qu’il se demandait comment Rowling gérait cette situation : « Pourquoi est-ce un facteur du tout ? », s’est-il interrogé.
Il avoue avoir eu conscience des critiques potentielles après avoir lu un essai envoyé par un ami dont l’enfant est transgenre. Toutefois, il préfère se concentrer sur l’importance du rôle plutôt que sur celle des opinions politiques concernant l’auteure : « Oh, les cieux non », répondit-il lorsqu’on lui demanda si cela changeait sa perception d’interpréter Dumbledore.
Une carrière riche en rôles contrastés
Lithgow connaît déjà la controverse avec ses choix professionnels antérieurs et joue actuellement dans une production au West End intitulée « Giant », centrée sur Roald Dahl, qui lui aussi faisait face à des accusations antisémites durant sa carrière littéraire.
« C’est tellement intéressant pour moi en ce moment de ma vie… que je devrais être engagé avec ces écrivains – JK Rowling et Roald Dahl – qui sont des génies chez les enfants divertissants mais ont eu des crises parmi les adultes », a-t-il expliqué.
Un représentant de J.K. Rowling n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires concernant ces affirmations.
Alors que John Lithgow se prépare pour ce rôle emblématique entre ombres et lumières, il reste attentif aux réactions publiques dans un contexte où artistique et politique sont plus souvent imbriqués que jamais.