Chapô
Dans le dernier film « Fantastic Four : First Steps », les fans de Marvel ont remarqué l’absence du slogan emblématique « Flame On ! » de Johnny Storm. Tout en proposant une représentation différente des pouvoirs de la Torche humaine, le film privilégie un autre slogan phare, mettant en avant le personnage de Ben Grimm et renforçant ainsi les dynamiques familiales au sein de l’équipe.

First Steps présente une toute nouvelle version de Johnny Storm
« Fantastic Four : First Steps » a été bien plus qu’un simple nouveau chapitre pour les célèbres super-héros ; c’est une exploration approfondie des relations entre Reed, Sue, Johnny et Ben. Cependant, un moment significatif lié à Johnny Storm a été oublié : son célèbre cri « Flame On ! ». Ce choix surprenant a suscité des interrogations parmi les fans concernant la représentation du personnage.
Le film dépeint Johnny Storm comme un maître dans le contrôle de ses pouvoirs depuis quatre ans, n’éprouvant aucune difficulté avec ceux-ci. Cette approche visait à donner une vision plus réaliste des capacités extraordinaires d’un super-héros. En supprimant sa célèbre phrase emblématique, les créateurs ont mis l’accent sur la narration visuelle plutôt que sur des éléments souvent jugés gimmick.
Bien que cette omission soit marquante, le film fait néanmoins référence au slogan par le biais d’une scène humoristique où Johnny découvre un jouet préprogrammée pour répéter « Flame On ! ». Ce clin d’œil confère une touche auto-référentielle tout en définissant clairement la direction choisie par les réalisateurs.
Le film a priorisé un slogan différent, conduisant à un équilibre entre des moments emblématiques
L’absence du cri iconique s’est accompagnée d’un effort conscient pour instaurer et renforcer une autre phrase mémorable des Fantastic Four : « It’s Clobberin’ Time ! ». Le scénario souligne ce refus récurrent de Ben Grimm à prononcer ce slogan qui aurait selon lui été emprunté aux cartoons. La dynamique comique entre Ben et Johnny devient alors centrale au récit.
Ce cheminement narratif culminant dans la confrontation avec Galactus offre aux spectateurs un moment attendu qui fonctionne puissamment grâce à sa préparation minutieuse. Lorsque Ben finit par lâcher « C’est le temps de Clobberin’ », c’est applaudi par l’auditoire enthousiasmé.
Les choix stratégiques faits par Matt Shankman visent à privilégier les arcs émotionnels plutôt qu’à se perdre dans l’accumulation inutile d’éléments nostalgiques multiples. Tandis que l’absence du slogan collectif peut sembler controversée parmi certains fidèles de Marvel, elle pourrait offrir à Johnny Storm une occasion future lors d’une nouvelle production, possiblement jusqu’à Avengers: Doomsday.
Cette décision consolidée met également en exergue comment il est possible d’honorer les aspirations collectives sans tomber dans le piège du pur fan service.