Le Palisades Fire : un Franco-Américain soupçonné d’avoir déclenché l’incendie meurtrier de Californie
Jonathan Rinderknecht, âgé de 29 ans et d’origine française, est accusé d’avoir provoqué le Palisades Fire à Los Angeles. Arrestation effectuée en Floride, il fait face à deux accusations fédérales et risque jusqu’à 45 ans de prison. L’incendie a ravagé des milliers d’hectares et causé la mort de douze personnes.

Le Palisades Fire, l’un des plus dévastateurs jamais survenus à Los Angeles, a débuté dans la nuit du 1er au 2 janvier 2025. Il s’est déclaré sur les collines boisées de Pacific Palisades, un quartier huppé voisin du parc national de Topanga. Attisé par un vent sec et des températures élevées pour la saison, le feu a forcé l’évacuation de milliers de résidents, détruit plusieurs maisons et causé au moins douze décès. En une semaine, les pompiers ont réussi à maîtriser un incendie ayant ravagé plus de 4 000 hectares.
Dans ce contexte tragique, Jonathan Rinderknecht a été désigné comme principal suspect après une enquête approfondie. D’après les autorités américaines, il aurait conduit des passagers avant d’allumer un petit feu avec un briquet près de Skull Rock. Ce foyer éteint aurait ensuite réveillé quelques jours plus tard en provoquant le Palisades Fire.
Les enquêteurs rapportent que les données GPS du téléphone mobile de Rinderknecht montrent qu’il se trouvait à moins dix mètres du point initial du feu lors qu’il avait contacté le 911. L’homme se prétend fan inconditionnel de l’Olympique de Marseille et aurait tenté d’altérer sa localisation géographique tout en revenant filmer les flammes ravageuses.
Arrêté le 7 octobre 2025, Jonathan Rinderknecht a été extradé vers la Californie où il a été inculpé le 15 octobre pour deux crimes : incendie volontaire portant atteinte aux biens utilisés dans le commerce interétatique ainsi que destruction par le feu sur végétation. Son avocat conteste toute implication directe dans cet incident meurtrier en qualifiant l’enquête menée comme « bâclée » et son client comme un « bouc émissaire ».
Le procès est prévu pour 2026, apportant ainsi l’espoir que cette affaire éclaircisse non seulement la responsabilité du jeune homme mais aussi celle des autorités quant à leur gestion initiale du premier brasier survenu ce même jour.
La chaîne complexe qui relie ces événements continue d’inquiéter tant leurs habitants que les experts en matière d’incendies en Californie.