L’ancien chanteur d’Anti-Flag condamné à verser près de 2 millions de dollars pour agression sexuelle

Justin Sane, ancien membre du groupe punk-rock Anti-Flag, a été condamné par la juge en chef du district américain Brenda K. Sannes à verser presque 2 millions de dollars à son accuser, Kristina Sarhadi, dans une affaire d’agression sexuelle. Cette décision fait suite à un jugement par défaut accordé après que Sane n’a pas répondu aux accusations.
La juge a ordonné un versement total de 1 170 800 $ pour les dommages réels et 750 000 $ supplémentaires en dommages-intérêts punitifs. L’incident remonte à octobre 2010, lorsque Sarhadi allègue qu’elle a été violée par Justin Geever (le vrai nom de Sane) lors d’une fête dans le nord de l’État de New York.
Dans une déclaration publiée après le jugement, Sarhadi a relaté : « Je ne peux pas souligner à quel point il était violent et à quel point je croyais pleinement que j’allais mourir, qu’il allait me tuer. » Bien qu’elle n’ait pas nommé Geever au départ, des fans du groupe ont rapidement compris qui elle visait, ce qui a conduit le groupe à dissoudre ses activités en ligne quelques heures plus tard.
En novembre 2023, elle a déposé une plainte formelle contre lui pour agression sexuelle et batterie, décrivant les traumas subis depuis l’attaque, y compris des terreurs nocturnes et des pensées suicidaires. Malgré plusieurs tentatives pour contacter Geever afin de lui signifier la plainte chez lui à Pittsburgh, celui-ci est resté injoignable. Son avocat prétend que Geever aurait transféré ses actifs hors des États-Unis.
John McAllister, l’avocat de Sarhadi, a affirmé devant le tribunal : « Geever est pleinement conscient du procès prévoit ou a déjà fui les États-Unis ». Cette absence d’interaction avec la justice a entraîné un jugement par défaut contre lui.
Sarhadi a décrit sa victoire judiciaire comme « un phare d’espoir ». Elle a critiqué directement cette attitude soumise aux abus : « Le silence, l’absence et la lâcheté de Geever prouvent simplement ce que je connais en privé depuis 15 ans: il n’y a pas de héros. » Elle espère également que son cas encouragera davantage de victimes à s’exprimer sans crainte.
D’autres femmes ont également accusé Justin Geever dans le passé ; elles relataient toutes avoir subi divers abus sexuels allant jusqu’à près des années 1990 jusqu’à 2020. En conséquence directe du scandale provoqué par ces révélations collectives sur les réseaux sociaux ainsi que les médias traditionnels comme Rolling Stone, lequel avait tenté sans succès d’obtenir un commentaire auprès de Geever, cette affaire met en lumière la complexité et la gravité persistant encore aujourd’hui autour des agressions sexuelles au sein même des mouvements progressistes.
Le procès s’inscrit sous le régime légal établi par la loi sur les survivants pour adultes promulguée en 2022, permettant ainsi aux victimes présumées d’intenter une action civile quelles que soient les modalités habituelles liées au délai prescriptif.
La décision détaillée rendue par Sannes insiste sur la responsabilité morale associée aux comportements prédateurs exacerbés par l’influence sociale et médiatique liée au statut publicitaire du défendeur mettant particulièrement l’accent sur l’importance dissuasive souhaitée derrière ces lourdes condamnations financières.