La Haute Cour de Colombie a récemment condamné la chanson « +57 » pour ses paroles jugées « sexualisées » et nuisibles aux droits des enfants. Cette décision intervient après une forte réaction du public et des organisations de défense des enfants. Bien que les artistes concernés n’aient pas reçu de sanctions sévères, ils sont appelés à ne plus publier de contenu qui pourrait compromettre le bien-être des mineurs.
La Haute Cour condamne une chanson pour atteinte aux droits des enfants
La Haute Cour de Colombie a réprimandé plusieurs artistes, dont Karol G, J Balvin et Feid, en raison des paroles controversées de leur morceau « +57 », qui ont été qualifiées de « sexualisées ». Le jugement considère que ces paroles violent les droits fondamentaux des mineurs.

La réaction du public et la réponse légale
Des citoyens préoccupés ont pris l’initiative d’intenter une action connue sous le nom de « tutela », une procédure légale permettant aux individus d’affirmer leurs droits en Colombie. Face à cela, la décision du Conseil d’État affirme clairement que la chanson dépasse certaines limites éthiques. Les juges ont déclaré : « Les mineurs sexualisés les réduisent à devenir des objets de désir et les exposent à des risques qui peuvent affecter leur développement. »
De plus, le Conseil d’État souligne : « Ce type de conduite contrevient au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant », indiquant que toute action ayant trait aux jeunes doit viser prioritairement leur bien-être.
Absence de sanctions punitives mais mise en garde sérieuse
Bien qu’acculés par cette situation délicate, les artistes impliqués dans la composition n’ont pas fait face à des mesures punitives strictes. Le tribunal a plutôt formulé une demande selon laquelle ils doivent s’abstenir désormais de « diffuser ou publier des compositions qui violent les droits fondamentaux des enfants et adolescents ». Ce manque d’action punitive laisse planer un doute sur l’avenir artistique dont bénéficiera ce groupe influent dans l’industrie musicale colombienne.
Les modifications apportées après le scandale initial
Suite à cette controverse majeure entourant la version originale du titre, il y a eu un changement notable dans les paroles où la phrase problématique mentionnant un âge précoce a été modifiée pour indiquer « une bombasse depuis qu’elle a 18 ans ». Karol G également n’a pas hésité à présenter ses excuses déclarant : « Malheureusement, les paroles ont été retirées de leur contexte d’une chanson destinée à célébrer l’union parmi les artistes et à faire danser mon peuple. »
Cette affaire soulève ainsi des questions importantes sur la responsabilité sociale liée aux contenus musicaux diffusés auprès du jeune public et reflète davantage sur comment certains messages pourraient être interprétés hors contexte.