Kerri Kenney-Silver, révélée par ses rôles dans des comédies emblématiques telles que Reno 911! et membre du groupe The State, est aujourd’hui à l’affiche de la nouvelle mini-série de Netflix, The Four Seasons. Malgré son audition initiale sans espoir face à un casting prestigieux, elle a été choisie pour jouer un rôle clé aux côtés d’acteurs renommés comme Steve Carell et Tina Fey.
Une audition inattendue
Lorsque Kerri Kenney-Silver s’est présentée pour auditionner pour un rôle principal dans The Four Seasons, elle n’y croyait pas vraiment. Bien qu’elle ait une carrière solidement établie – ayant joué pendant deux décennies le personnage excentrique Trudy Wiegel dans Reno 911!, en plus d’autres rôles récurrents – sa confiance était ébranlée. « Je suis choquée d’être même invitée à auditionner », confie-t-elle. Son rôle consistait à incarner l’épouse de Carell, qui traverse des épreuves familiales douloureuses.

Contre toute attente, elle a obtenu le rôle. La mini-série coécrite par Tina Fey, avec au casting Steve Carell, Colman Domingo, et Will Forte, a rencontré un succès retentissant sur Netflix : près de 12 millions de vues durant les quatre premiers jours.
Une reconnaissance tardive
Michael Ian Black, collègue de Kenney-Silver dans The State, a déclaré sur Substack : « À la fin, a un rôle digne de ses talents […]. Ils auraient pu choisir n’importe quelle actrice ; ils ont choisi Kerri et ont eu une meilleure affaire ».
Retour sur ses débuts
Kenney-Silver évoque ses débuts dans le groupe comique The State, qui a diffusé son émission sur MTV entre 1993 et 1995. Elle révèle que leur rémunération était si basse qu’elle était inférieure au chômage : « Nous étions juste si chanceux d’être là », précise-t-elle.
Parlant du passé commun du groupe incluant des acteurs comme Ken Marino et David Wain, elle admet que passer autant de temps ensemble entraîne inévitablement des tensions émotionnelles.
Un chemin musical oublié
L’actrice se remémore également son passage en tant que musicienne avec le groupe alternatif Cake Like. Leurs exploits incluent la rencontre avec Neil Young qui les a signées sous son label après avoir assisté à un concert au Knitting Factory : « C’était un rêve ». Face à la question sur leur vaste influence musicale, Kenney souligne qu’elles étaient inspirées par des groupes féminins pionniers tels que Hole et The Breeders.
Dans l’interview, elle évoque aussi les défis rencontrés lorsqu’elle jouait le personnage loufoque lors de productions télévisuelles antérieures : « Cela m’a certainement enfermée… être associée à Urge Wiegel ».
Interactions marquantes au sein du casting
Lorsqu’on lui demande comment s’est déroulée sa première rencontre avec ses camarades castings pour The Four Seasons, elle évoque la surprise face à leur accueil chaleureux : « En première prise, je me suis exclamée « Je suis vraiment nerveuse » alors que tout le monde partageait ce sentiment ». Selon Kenney-Silver, il y avait une ambiance bienveillante durant tout le tournage où chacun souhaitait voir l’autre briller plutôt que se frotter férocement l’égo.
Elle fait mention aussi des scènes transformatrices percutantes entre son personnage et celui joué par Erika Henningsen, celle-ci incarnant la petite amie jeune et controversée de son ex-mari mais suscitant petit-à-petit compassion chez l’héroïne.
Vers une suite ?
Dénouement choquant à la fin de cette première saison laisse envisager diverses perspectives quant au développement futur des personnages. Alors qu’elle suggère qu’une suite pourrait amener encore plus d’intrigues créatives, Kerri veut profiter pleinement du moment présent : « Je ne voudrais jamais dire quelque chose trop tôt… mais c’est vraiment agréable actuellement ».
En attendant ces éventualités professionnelles futures, Kerri se montre reconnaissante envers ses pairs qui recentrent leur attention sur les opportunités offertes aux femmes dans leurs cinquantenaires aujourd’hui comparativement aux années passées où elles peinaient souvent à trouver des rôles significatifs.