Kim Jong Un soutient inconditionnellement la Russie dans le conflit en Ukraine

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a réaffirmé son soutien à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, lors de récentes rencontres avec des responsables russes. La coopération entre Pyongyang et Moscou se renforce alors que les deux pays font face à un isolement croissant sur la scène internationale.
Un engagement ferme envers la Russie
Cette déclaration fait suite à une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, où les deux dirigeants ont convenu de travailler ensemble pour renforcer leur « coopération stratégique et tactique ».
Des troupes nord-coréennes en perspective
des informations provenant d’une évaluation du renseignement ukrainien indiquent que Kim envisageait d’envoyer entre 25 000 et 30 000 soldats supplémentaires en Ukraine. Actuellement, environ 11 000 soldats nord-coréens se battent déjà aux côtés des forces russes. Les estimations occidentales suggèrent que parmi ces troupes, près de 6 000 ont été tuées ou blessées depuis le début du conflit.
Cependant, le Japan Times a rapporté dimanche que la Direction des renseignements de l’Ukraine (GUR) n’avait pas confirmé ces plans d’augmentation des effectifs. Une source au sein de GUR a déclaré qu’ils n’avaient « aucune information » sur l’intention de Pyongyang d’envoyer davantage de troupes.
Un partenariat inquiet pour Séoul et l’Occident
La collaboration entre Corée du Nord et Russie suscite des préoccupations croissantes chez leurs voisins sud-coréens ainsi qu’en Occident. Le service secret sud-coréen estime que Pyongyang aurait déjà fourni environ 12 millions d’obus d’artillerie, équivalents à environ 28 000 conteneurs d’expédition, pour soutenir les efforts militaires russes. En comparaison, les États-Unis auraient envoyé seulement 3 millions de projectiles de 155 mm en Ukraine depuis mars 2022.
En échange du soutien militaire apporté par ses soldats et ses munitions, le gouvernement nord-coréen bénéficierait également d’une aide alimentaire, financière ainsi que d’un transfert technologique dans ses programmes militaires.
Cette dynamique renforcée entre deux nations isolées pourrait redessiner certaines alliances stratégiques sur fond de tensions géopolitiques croissantes en Eurasie.