Le Kremlin garde le silence sur la participation de Poutine aux pourparlers avec l’Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine pourrait-il participer à des négociations en Turquie cette semaine avec le leader ukrainien Volodymyr Zelensky ? Le Kremlin n’a pas confirmé sa présence, suscitant des interrogations alors que les tensions entre les deux nations persistent. Au cours du week-end, M. Poutine a exprimé son souhait d’organiser des pourparlers directs avec l’Ukraine.
- Le Kremlin ne confirme pas la participation de Poutine aux négociations avec Zelensky.
- Poutine a exprimé son souhait d'organiser des pourparlers directs avec l'Ukraine.
- Zelensky se rendra en Turquie pour y assister, incitant Poutine à faire de même.
- Trump a exhorté l'Ukraine à accepter la réunion prévue.

Cependant, il a ignoré les réclamations de Kiev et de ses alliés concernant un cessez-le-feu immédiat qui devait entrer en vigueur lundi, tout en faisant face à la menace de nouvelles sanctions. Dans ce contexte tendu, M. Trump a exhorté l’Ukraine à accepter la réunion prévue.
M. Zelensky a alors annoncé qu’il se rendrait personnellement en Turquie pour y assister, incitant M. Poutine à faire de même.
Interrogé mardi sur la désignation du chef de la délégation russe pour ces discussions, le porte-parole du Kremlin Dmitri S. Peskov a déclaré : « Dès que le président le jugera, nous annoncerons » la composition de celle-ci.
La suggestion formulée par M. Trump selon laquelle il pourrait également se rendre en Turquie vient ajouter une dimension supplémentaire aux enjeux entourant ces négociations, qui doivent avoir lieu jeudi à Istanbul. L’administration américaine semble frustrée par l’absence de progrès dans les efforts visant un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine. À cet égard, M. Trump s’est demandé si M. Poutine avait réellement l’intention d’arrêter les hostilités.
Andriy Yermak, directeur du bureau présidentiel ukrainien, a indiqué que M. Trump avait clairement exprimé son attente que Messieurs Zelensky et Poutine participent aux discussions en Turquie : « Je crois que si Vladimir Poutine refuse de venir en Turquie, ce sera le signal final que la Russie ne veut pas mettre fin à cette guerre – que la Russie n’est ni disposée ni prête à des négociations », a-t-il déclaré.
Les alliés européens ont intensifié leurs pressions sur Moscou pour obtenir un accord sur une trêve inconditionnelle durant 30 jours – une proposition avancée par les États-Unis début mars et acceptée sans conditions par l’Ukraine dès sa formulation. Lors d’une visite récente à Kiev, des dirigeants européens ont précisé que M. Poutine devait répondre avant lundi soir ; sinon il ferait face à davantage de sanctions économiques. À ce jour mardi après-midi, aucune nouvelle sanction n’avait été annoncée contre Moscou malgré ces pressions croissantes.