Je laisserai quelques chansons, une ou deux, peut-être trois, sans trop d'illusions à ce sujet

Chapô : Benjamin Biolay présente son nouvel album « Le disque bleu », qui sort le 17 octobre, dans un cadre inattendu, l’église Notre-Dame-du-Travail à Paris. Dans une interview ouverte, il aborde des thèmes spirituels et politiques tout en partageant ses réflexions personnelles et artistiques.

Un album empreint de spiritualité

Dans son dernier projet, « Le disque bleu », Benjamin Biolay explore des thématiques sacrées à travers 24 nouvelles chansons. Interrogeant Dieu et la Vierge Marie, l’artiste révèle sa connexion avec le divin malgré une attitude provocante vis-à-vis du monde. Pour évoquer cet album, il a choisi l’église Notre-Dame-du-Travail, située dans le XIVe arrondissement de Paris.

Je laisserai quelques chansons, une ou deux, peut-être trois, sans trop d’illusions à ce sujet

Biolay explique : « Bien sûr. J’ai commencé par me poser en Argentine où vit Louisa, ma plus jeune fille. Je n’ai pas été déçu. Ils ont une virtuosité naturelle impressionnante. »

Des influences argentines marquées

L’artiste a enregistré partiellement son album à Buenos Aires et Rio de Janeiro. Concernant ces expériences internationales, il affirme que les musiciens brésiliens possèdent un « truc de plus » que les Français en matière de rythme musical.

Sa fascination pour l’Argentine est également personnelle : « Parce que Diego Maradona, parce que Mafalda. Ce pays m’a accueilli et je n’ai cessé d’y retourner ». Il a également noté que sa fille y fréquente le lycée Jean-Mermoz.

Réflexion sur la politique française

Les paroles engagées d’une chanson comme « Mon pays, tiens-toi sage » portent un message fort contre ce qu’il perçoit comme une montée du fascisme en France : « Je suis à Rio. alors il faut se servir des outils contemporains pour résister ».

Une critique du paysage musical actuel

Biolay appelle la nouvelle génération d’artistes à réaliser davantage d’albums complets plutôt qu’un simple EP : « À quel moment ils enregistrent les 14 chansons qui disent ‘bonjour, c’est moi’ ? » Il souligne également l’importance des maisons de disques traditionnelles sur lesquelles il s’est appuyé au début de sa carrière.

Évoquer ses filles dans sa musique

Dans son titre « Résidents, visiteurs », Biolay mêle nostalgie familiale et références religieuses tout en évoquant ses enfants dans les moments intimes du quotidien : « Donc oui… je pense à mes filles ». Son engagement envers elles transparaît même lorsqu’il compose un hommage émouvant pour Kika, leur chien décédé.

Sa sensibilité face aux injustices subies par sa famille est manifeste lorsque cette dernière a fait face aux critiques virulentes sur les réseaux sociaux : « S’en prendre autant dans la gueule gratuitement. c’est déjà violent ».

Un futur rempli d’ambitions

En dehors du monde musical ardent qui occupe son quotidien , Benjamin Biolay prend aussi conscience de l’importance d’équilibrer vie professionnelle et personnelle : « Oui… mais ça ne se partage pas. C’est l’activité la plus solitaire au monde ».

Avec « Le disque bleu », prévu pour sortir officiellement le 17 octobre 2023 suivi d’une tournée dès novembre prochain jusqu’au mois décembre au théâtre Marigny à Paris, Biolay continue ainsi de tracer son chemin artistique empreint d’authenticité et de réflexion sociale profonde.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.