La concurrence entre Jeff Bezos et Elon Musk dans le secteur spatial s’intensifie avec le lancement imminent du Project Kuiper, une constellation de satellites Internet par Amazon. Le premier lancement, prévu pour le 27 septembre 2023, est un point de départ crucial pour offrir des connexions à haut débit à travers le monde. Ce projet vise à rivaliser directement avec StarLink, le service de SpaceX déjà bien établi.
Le premier lancement des satellites Kuiper se prépare
Les 27 premiers satellites Kuiper d’Amazon doivent décoller ce mercredi à 19h, heure de l’Est, depuis la Station Space Force située à Cape Canaveral en Floride. Ils seront lancés avec une fusée Atlas V fabriquée par United Launch Alliance, issue d’une collaboration entre Boeing et Lockheed Martin.

La couverture en direct du vol débutera à 18h35, mais les prévisions météorologiques donnent seulement 20% de chances d’avoir un temps favorable en raison du vent et des averses possibles aux alentours du site de lancement. Malgré cela, les préparatifs sont en cours pour assurer que tout soit prêt dans la fenêtre de deux heures prévue pour le lancement.
Une fois lancé, le vaisseau déploiera les satellites en orbite circulaire à environ 280 miles au-dessus de la Terre avant qu’un système de propulsion ne fasse monter leur altitude jusqu’à 393 miles.
Ce qu’est vraiment le Project Kuiper
Le Project Kuiper a pour but d’établir une constellation comprenant plus de 3 200 satellites destinés à fournir des connexions Internet haut débit quasiment partout sur la planète. Ce projet représente directement un défi majeur envers StarLink qui est principalement orienté vers les utilisateurs résidentiels.
Néanmoins, tandis que Kuiper cible également cette clientèle dans des régions reculées, son intégration avec les services web d’Amazon pourrait attirer davantage d’entreprises désireuses d’utiliser ce réseau pour des applications telles que l’imagerie satellite ou les prévisions météorologiques nécessitant une transmission sécurisée et rapide de grandes quantités de données ainsi que des calculs complexes.
Les stations au sol joueront un rôle essentiel en reliant ces satellites aux services cloud d’Amazon, facilitant ainsi la communication entre entreprises et équipements distants. Par exemple, Amazon envisage que des sociétés énergétiques utilisent Kuiper pour contrôler leurs infrastructures comme les éoliennes ou plateformes offshore.
En octobre 2023, deux prototypes avaient été lancés afin de tester la technologie sous-jacente au projet. Bien que ces prototypes aient réussi leur mission initiale, ils ont été conçus uniquement pour expérimenter et n’intègrent pas la constellation opérationnelle finale puisqu’ils ont brûlé après sept mois passés dans l’atmosphère terrestre.
« Il y a une grande différence entre lancer deux satellites et lancer 3 000 satellites », a affirmé Rajeev Badyal, responsable chez Amazon du développement du Project Kuiper dans une vidéo promotionnelle récente.
Quand peut-on s’attendre à utiliser Internet depuis l’espace ?
Selon Amazon, lors d’une déclaration faite auprès de la Federal Communications Commission (FCC) en 2020, les premiers services devraient démarrer après que 578 premiers satellites aient atteint l’orbite rencontrant alors tous leurs critères techniques. L’entreprise prévoit ainsi connecter ses premiers clients dès cette année.
Bien qu’un système complet nécessite plusieurs milliers de satellites en orbite pour garantir une couverture globale efficace, il est plausible qu’Amazon offre déjà quelques services fonctionnels ciblant certaines zones géographiques avant d’étendre son réseau sur davantage de régions ultérieurement.
De surcroît, l’approbation délivrée par la FCC demande également qu’au moins 50% des antennes soient mises en place avant le 30 juillet 2026. Des experts de l’industrie pensent néanmoins qu’Amazon pourrait obtenir un délai supplémentaire si elle démontre avancer significativement durant cette période critique considérée comme transitoire jusqu’à atteindre ses objectifs formels stratégiques initiaux.
Il faut aussi noter que cette dynamique dépend lourdement non seulement du bon déroulement calendrier initialement attribué aux séances opératoires mais aussi directement des disponibilités relevées concernant sa flotte nécessaire au successif placement orbital compris liés complètes initiatives associatives établies ayant besoins tels terminaux terrestres relais dédiés cablages.