L’ancien animateur phare de M6, Laurent Boyer, a été placé en garde à vue le 28 mars 2024 pour des accusations de violences conjugales et harcèlement liées à une ex-compagne. Il doit comparaître devant le tribunal judiciaire de Paris en septembre 2026 pour trois infractions graves. Des allégations incluent la création d’un faux compte Facebook et la diffusion d’images intimes.
Laurent Boyer, âgé de 67 ans, a été arrêté dans les locaux du commissariat du 17ème arrondissement de Paris. Cette intervention fait suite à une plainte déposée par une ex-compagne au début de l’année 2024 concernant des faits qui se seraient produits antérieurement.

À l’issue de sa garde à vue, il a reçu une convocation pour être jugé en septembre 2026 sur des chefs d’accusation incluant « violences conjugales habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours », « harcèlement sur conjoint ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours » et « atteinte à l’intimité par fixation d’images à caractère sexuel ». Ces informations ont été confirmées par le parquet de Paris.
Les actes reprochés : cyberharcèlement et violences psychologiques
La plaignante affirme que son ex-compagnon aurait créé un compte Facebook sous son identité afin d’y diffuser une photo d’elle en petite tenue. Une investigation auprès de Facebook a révélé que ce compte était lié au numéro de téléphone personnel de Laurent Boyer lors de sa création.
Elle a également rapporté qu’une photo intime avait été publiée sur son Instagram, contextuellement identifiable malgré la non-visualisation du visage. Au mois d’avril 2024, elle a décrit Laurent Boyer comme un partenaire « jaloux », « pervers » et « narcissique ».
Boyer réagit aux accusations portées contre lui
Lors d’un premier interrogatoire au mois de juillet 2024, Laurent Boyer s’est défendu affirmant que son numéro avait été utilisé sans son consentement. Cependant, les policiers ont réinterrogé la plaignante qui a évoqué des violences psychiques remontant aux années 2016 et 2017 ainsi que des comportements intrusifs tels que l’envoi régulier de photos prises près chez elle par celui-ci.
Après plusieurs convocations non honorées par Boyer, un ordre à comparaître lui a été établi. Pendant sa garde à vue du 28 mars, il a continué tout en niant fermement les accusations faites contre lui.
L’évaluation psychiatrique recommande un suivi médical
Suite aux enquêtes menées, le magistrat chargé du dossier exigea un examen psychiatrique pour Laurent Boyer. Le diagnostic établi parla d’un trouble humorale accompagné de difficultés notables face à la frustration.
Le médecin préconisa alors un suivi tant psychologique qu’addictologique pour aborder ces problèmes mieux ancrés dans le comportement présumé agressif vis-à-vis des femmes. Contacté plusieurs fois par des médias afin qu’il exprime son point de vue sur cette affaire explosive, Laurent Boyer n’a pas souhaité répondre aux sollicitations.