Myriam Boyer : Entre peur et humour sur scène dans « La Corde »
- Myriam Boyer joue dans « La Corde », un thriller psychologique avec des touches d’humour noir.
- Elle ressent toujours de la peur avant chaque spectacle mais trouve du réconfort dans le soutien du public.
- Elle préfère ne pas revoir l’original d’Alfred Hitchcock pour rester concentrée sur sa performance.
- Elle évoque sa carrière théâtrale plus riche que le cinéma et parle de ses relations familiales sans influence professionnelle directe.

La comédienne Myriam Boyer se produit actuellement au studio Marigny dans « La Corde », un thriller psychologique adapté d’une œuvre de Patrick Hamilton. Ce spectacle, qui promet des moments de tension mais aussi des touches humoristiques, permet à Boyer de revêtir un personnage nouveau qui fait rire le public tout en cachant un cadavre.
Boyer décrit la pièce comme « un thriller psychologique, une comédie noire ». Elle explique qu’elle n’a jamais autant ri sur scène malgré la gravité du sujet traité. Cela contraste avec les rôles sombres qu’elle a souvent incarnés par le passé. Son personnage apporte une touche d’humour alors que l’intrigue tourne autour d’un dîner organisé en présence d’un corps dissimulé dans un coffre.
Concernant son expérience passée au cinéma, elle indique avoir des souvenirs assez vagues du film « La Corde » réalisé par Alfred Hitchcock en 1948. Elle a choisi de ne pas revoir cette adaptation avant les répétitions pour éviter toute influence indésirable sur sa performance.
Avant chaque représentation, Myriam Boyer avoue ressentir toujours autant de peur. Elle énonce : « C’est épouvantable ! Parfois, j’ai juste envie de partir en courant. » Pour gérer son trac, elle préfère se retirer seule dans sa loge et trouve réconfort dans le soutien du public quand celui-ci rit lors des scènes humoristiques.
Boyer est également superstitieuse et touche une petite tortue en bois avant chaque lever de rideau pour calmer ses nerfs. Cette croyance lui procure un certain réconfort face aux incertitudes du métier.
Évoquant sa carrière artistique, elle rappelle qu’elle a été davantage active au théâtre où elle a obtenu plusieurs rôles marquants comparativement au cinéma. Néanmoins, elle estime être fière de son parcours cinématographique.
Myriam Boyer aborde également la question familiale avec son fils Clovis Cornillac et sa petite-fille Alice Cornillac. Concernant leur trajectoire professionnelle respective, elle précise : « Clovis ne me conseille pas sur ma carrière et je ne le conseille pas sur la sienne. » En ce qui concerne Alice qui rêve depuis longtemps d’être comédienne malgré une première orientation vers les études juridiques, Boyer l’a encouragée à suivre sa passion sans lui imposer ses choix professionnels ultimement.
« La corde », adaptée par Lilou Fogli et Julien Lambroschini, mise en scène par Guy-Pierre Couleau, est présentée au studio Marigny jusqu’au début novembre , offrant ainsi aux spectateurs une occasion unique d’assister à cette fusion entre humour noir et suspense dramatique.