Dans le téléfilm Un petit air de bonheur, Laurent Gerra incarne Sylvestre, le chef du restaurant Aux amis retrouvés, à Lyon. Le téléfilm est diffusé mardi 20 octobre à 21h10 sur France 3, et l’humoriste s’est confié à Télé-Loisirs sur ce rôle, sur son restaurant lyonnais et sur sa complicité avec Pierre Arditi.
- Laurent Gerra joue un chef dans Un petit air de bonheur, diffusé sur France 3.
- Il s'est dit ému de jouer avec Pierre Arditi, qu'il admire beaucoup.
- Gerra aime cuisiner et gère deux restaurants à Lyon, dont le Léon de Lyon.
- Il valorise la tradition lyonnaise et évoque une complicité forte avec ses collègues et ses clients.

Dans la fiction, Sylvestre voit s’installer dans l’appartement situé au-dessus de son établissement Jérôme, un vieux musicien revenu vivre dans sa ville natale. Les deux hommes cachent chacun une blessure profonde, et leur rencontre va changer leur vie. Pour Laurent Gerra, le réalisateur Jacques Santamaria connaissait son goût pour les restaurants et la bonne cuisine, et lui avait confié ce rôle de chef, un métier qu’il dit vivre en partie puisqu’il possède le Léon de Lyon.
Une complicité née sur le tournage
Jacques Santamaria rêvait aussi de réunir Laurent Gerra et Pierre Arditi, qu’il imaginait bien s’entendre en tant que « deux épicuriens ». « Les soirées après le tournage étaient très sympathiques ! » raconte l’humoriste, qui reconnaît que le réalisateur avait vu juste. Il se décrit aussi comme pudique, une qualité qu’il relie à ses origines : « Je viens de la campagne. Les gens n’y dévoilent pas facilement leurs sentiments. »
Interrogé sur le téléfilm, présenté comme une lettre d’amour à Lyon et à la cuisine, il juge la ville différente de celle qu’il a connue, tout en la décrivant comme « une ville d’histoire, de culture et de cinéma ». Il ajoute, en plaisantant, qu’elle possède « trois fleuves : le Rhône, la Saône — qui est une rivière, d’ailleurs — et… le Beaujolais ! »
Laurent Gerra évoque aussi la scène d’arrivée de Pierre Arditi à Lyon, qu’il a revue pour l’interview. « On sent qu’il y a une fêlure. Ça m’a touché. J’étais ému de jouer avec lui. » L’acteur lui avait confié, avant la lecture du scénario, que le texte était « joli », un terme qui lui avait plu.
Le Léon de Lyon et ses clients
Le comédien dit adorer cuisiner et avoir tenu à ouvrir un restaurant à Lyon, car, selon lui, « il faut sauver ces établissements ». Il confie que le Léon de Lyon « a failli devenir un Carrefour Market ». Il décrit une activité « fluctuante », sans règles fixes, mais estime que l’établissement « se porte plutôt bien ».
Il y a quelques jours, le restaurant a organisé un mâchon, une tradition lyonnaise qui était à l’origine destinée aux canuts et aux ouvriers. 180 personnes y ont participé. Laurent Gerra se dit ému de voir ces convives, dont certains ne se connaissaient pas, attablés ensemble. Il rapproche cette scène du personnage de Sylvestre, qui souhaite que la tradition reste intacte.
Le humoriste possède un second établissement à Lyon, le Chanteclair, dans le quartier de la Croix-Rousse. Il a pris son nom de l’ancien cinéma du quartier, et un restaurant italien se trouve juste en face.