Blake Lively demande à un juge fédéral de rejeter le procès en diffamation qu’intente Justin Baldoni, évalué à 400 millions de dollars. Elle le qualifie d’illégal et d’« épopée malveillante », arguant que Baldoni et ses partenaires cherchent à obtenir des dommages-intérêts massifs. La motion de Lively s’appuie sur une nouvelle loi californienne qui protège les victimes présumées d’agression sexuelle contre ce type de poursuites.
La plainte de Blake Lively met en avant la protection des victimes
Lively a déposé une motion dans laquelle elle demande au tribunal de rejeter le procès intenté par Baldoni, affirmant qu’il représente un abus flagrant du système judiciaire. Dans cette requête, il est indiqué que « Le procès vindicatif et décousu des parties Wayfarer contre Blake Lively est une profonde manipulation du processus juridique n’ayant pas sa place devant un tribunal fédéral ». Cette motion cite également une nouvelle loi californienne qui protège les survivants présumés d’agressions sexuelles ainsi que ceux victimes de harcèlement ou de discrimination.

Promulguée en 2023, cette législation s’applique spécifiquement à l’affaire Baldoni car celui-ci y a fait référence lors du dépôt de sa plainte. Les avocats de Lively soulignent par ailleurs qu’elle comprend une disposition obligeant Baldoni et ses partenaires à couvrir non seulement les frais juridiques de leur cliente mais aussi les dommages-intérêts punitifs si la cour devait rejeter le procès.
Les accusations réciproques entre Lively et Baldoni prennent une tournure juridique
Dans son nouveau mouvement, il est soutenu que « Par leurs efforts malveillants pour poursuivre Mme Lively “dans l’oubli”, les parties Wayfarer ont accru leur propre responsabilité ».
Blake Lively, âgée de 37 ans, avait précédemment engagé des poursuites contre Justin Baldoni ainsi que ses producteurs associés concernant des événements entourant le film *Nous terminons avec vous*. Elle a déclaré avoir subi un harcèlement sexuel préoccupant pendant la production et avoir été victime d’une campagne vicieuse visant à la réduire au silence. Justin Baldoni, quant à lui âgé de 41 ans, a réagi en intentant un procès contre Lively ainsi que son époux Ryan Reynolds.
Il allègue avoir été soumis à des accusations fallacieuses ayant pour but d’altérer sa carrière. Il soutient que « Mme Lively a utilisé des histoires falsifiées » pour prendre le contrôle artistique du film dans lequel il tenait un rôle clé tout en indiquant qu’il aurait ensuite été transformé en bouc émissaire après une « catastrophe médiatique auto-infligée » lors du lancement du film en août 2024.
Ryan Reynolds défend sa femme face aux accusations
Ryan Reynolds a également déposé une requête distincte demandant le rejet des allégations formulées par Baldoni.
Dans ce document légal, il fait valoir que Baldoni ne devrait pas être autorisé à poursuivre sous prétexte « d’émotions blessées ». Selon ses déclarations : « M. Reynolds dispose du droit garanti par le Premier amendement aux États-Unis pour traiter M.
Baldoni – ou tout homme accusé par lui d’avoir harcelé sexuellement sa femme – avec “un profond mépris” ». Cette bataille juridique expose au grand jour les conflits croissants entre célébrités dans l’industrie cinématographique où publicité et réputation jouent un rôle primordial.
La réaction juridique face aux accusations.
Les avocats représentant Blake Lively affirment que la demande en diffamation déposée par Justin Baldoni est infondée et constitue essentiellement un acte de représailles destiné à faire taire leur cliente : « En poursuivant Mrs. Lively pour diffamation, Scarlett Birch et ses partenaires n’ont fait qu’accroître leur propre responsabilité ». Ils ajoutent également mesurer la gravité économique potentielle derrière ces actions lorsqu’ils évoquent Steve Sarowitz, co-fondateur milliardaire associé chez Wayfarer Studios qui aurait menacé publiquement d’engager jusqu’à 100 millions dollars afin poursuivre Mme Lively.
D’après leurs dires : « La loi californienne interdit désormais expressément toute forme de représailles judiciaires envers celles qui choisissent dénoncer harcèlement sexuel ou discrimination ». Ils concluent alors sur l’importance cruciale donnée aux protections dont bénéficient aujourd’hui les personnes courageuses prenant position contre ces abus. Cela témoigne non seulement delle moralité implicite prônée dans cette industrie souvent critiquée mais aussi permettrait peut-être à davantage de voix silenciées se faire entendre lorsque confrontées à pareils affrontements juridiques.