Léa Salamé, la nouvelle présentatrice du journal de 20 heures sur France 2, s’exprime pour la première fois sur un épisode tragique de son passé dans une interview accordée à Paris Match. La journaliste de 45 ans, qui a connu des moments difficiles comme l’exil libanais et les attentats du 11 septembre, évoque ses liens avec une personne souffrant de troubles psychiatriques. Son soutien à Nicolas Demorand, qui a révélé ses propres luttes avec la santé mentale, met en lumière son engagement envers cette cause.

- Léa Salamé évoque un drame personnel qu'elle n'a jamais partagé, lié à une personne souffrant de troubles psychiatriques.
- Elle a vécu des expériences difficiles comme l'exil libanais et les attentats du 11 septembre.
- Elle soutient Nicolas Demorand dans ses luttes avec la santé mentale, montrant son engagement sur ce sujet.
- Elle se prépare à devenir présentatrice du journal de 20 heures tout en conservant une émission hebdomadaire.
Un nouveau chapitre pour Léa Salamé
À partir de la rentrée prochaine, Léa Salamé succédera à Anne-Sophie Lapix en tant que présentatrice du journal de 20 heures sur France 2. Ce changement représente un tournant majeur dans sa carrière, entraînant son départ de la matinale sur France Inter. Malgré ce grand bouleversement professionnel, elle continuera d’animer son émission hebdomadaire « Quelle époque » chaque samedi soir.
Elle a exprimé le désir de conserver cet équilibre au sein du service public : « garder un certain équilibre au sein du service public » tout en poursuivant ses ambitions personnelles. En évoquant sa vie personnelle, elle rappelle qu’elle est également mère d’un petit garçon prénommé Gabriel, et se remémore des expériences marquantes telles que son exil familial au Liban pendant les années 1980 ou les attentats du 11 septembre, vécus lors d’un voyage à New York.
Le drame personnel non raconté
Lors de l’interview avec Paris Match, Léa Salamé aborde pour la première fois un drame personnel : « Quand je parle de moi, je ne peux pas dire le plus important ».
Elle mentionne avoir été très proche d’une personne souffrante durant sa jeunesse : « Il y a un épisode dans ma vie que je me refuse à raconter mais qui est essentiel pour comprendre qui je suis ». Elle explique avoir veillé sur cette personne aux prises avec des troubles psychiatriques tout au long de son enfance et adolescence. Ce sujet délicat reste encore tabou pour elle : « Il ne veut pas que j’en parle donc je n’en parlerai pas de son vivant », justifie-t-elle.
Cette expérience lui a permis d’acquérir précocement des connaissances essentielles en matière de santé mentale : « J’ai appris beaucoup de choses très jeune ». Elle laisse entendre qu’elle pourrait partager davantage par le biais d’un ouvrage futur : « Un jour, j’écrirai un livre sur cette partie-là de ma vie. Là est mon ‘Rosebud' ».
Soutien précieux pour Nicolas Demorand
Cette déclaration résonne particulièrement alors que Léa Salamé a été une source importante de soutien pour son ami et collègue Nicolas Demorand, lorsqu’il a récemment partagé ses propres difficultés liées aux troubles bipolaires dans son livre Intérieur nuit. Sa disponibilité et sa bienveillance témoignent non seulement d’une amitié fidèle mais également d’une profonde compréhension des enjeux autour des questions concernant la santé mentale. Cette double actualité souligne non seulement l’engagement professionnel croissant de Léa Salamé face aux défis médiatiques mais aussi celui plus personnel vis-à-vis des problématiques humaines complexes auxquelles elle s’est toujours confrontée.