Une poignée de républicains propose que le « syndrome de dérangement de Trump » soit reconnu comme une maladie mentale. Cette notion concerne les personnes qui réagissent de manière très critique envers Donald Trump et ses partisans. Bien que ce terme ait été utilisé pour la première fois au début des années 2000, il n’est pas officiellement reconnu comme une maladie mentale, mais certains républicains souhaitent qu’il le devienne.
Le « syndrome de dérangement de Trump » se définit par une réaction extrême
Le projet de loi présente cette maladie supposée comme étant « l’apparition aiguë d’une paranoïa chez des personnes par ailleurs normales en réaction aux politiques et à la présidence de Donald Trump ». « Les symptômes peuvent inclure une hystérie générale induite par Trump, conduisant à une incapacité à distinguer entre différences politiques légitimes et signes de pathologie psychique dans le comportement du président Donald J. Trump », indique la proposition.

Cinq républicains sont à l’origine du projet de loi
L’idée d’officialiser ce syndrome en tant que maladie mentale a été avancée par les républicains Eric Lucero, Steve Drazkowski, Nathan Wesenberg, Justin D. Eichorn et Glenn H. Gruenhagen. Intitulé Bill SF 2589, cette législation nouvellement proposée devait faire l’objet d’une première lecture au comité des santé et services sociaux le lundi 17 mars.
Des réactions contrastées face au projet de loi
En évoquant le projet de loi, Gruenhagen a exprimé sa fierté : « Je suis fier d’être l’un des co-auteurs de ce projet qui met en lumière les réactions souvent scandaleuses, violentes et déraisonnables que nous avons observées envers un président qui aime l’Amérique et souhaite notre prospérité. »
D’un autre côté, le Parti démocrate du Minnesota (DFL) a vivement critiqué ce texte. Le porte-parole Darwin Forsyth a affirmé dans un communiqué : « C’est ainsi que les républicains du Minnesota ont perdu toutes les élections récemment – chaque fois qu’ils auraient pu améliorer la vie des Minnesotans, ils choisissent plutôt un agenda qui s’adresse aux militants les plus extrêmes. »
Un fort mécontentement face à cette initiative législative
Le chef majoritaire du Sénat, Erin Murphy, n’a pas manqué non plus d’exprimer son opposition publique : « C’est peut-être le pire projet de loi jamais proposé au Minnesota. »
« Si c’est conçu comme une blague, cela représente une perte inacceptable des ressources publiques en banalisant des problèmes sérieux liés à la santé mentale. Si ces auteurs sont sérieux, c’est un affront à la liberté d’expression et témoigne d’une loyauté excessive envers un président dont la tendance autoritaire est inquiétante. »