Le procès très médiatisé de Sean « Diddy » Combs à Manhattan a pris une tournure saisissante avec le témoignage d’un ancien assistant personnel, Brendan Paul. Ce dernier a livré des détails accablants sur l’argot utilisé au sein de l’entourage du rappeur, qui, selon les procureurs, révèle un système complexe de trafic sexuel et de distribution de drogues.
Un témoignage révélateur
Brendan Paul, qui a été assistant personnel pour Combs entre 2022 et mars 2024, a expliqué que des termes comme « Zans », « Gucci Bag Active » et « Seal Team Six » faisaient partie du langage courant autour du rappeur. Ces mots sont liés aux allégations graves auxquelles il fait face : la distribution de stupéfiants et le trafic sexuel.

Paul a précisé que le sac Gucci dont parlait souvent son employeur était en réalité rempli de différentes substances illicites. Selon lui, ce sac contenait au moment de sa saisie par les autorités en mars 2024 : cocaïne, kétamine, méthamphétamine et Xanax.
Des allégations alarmantes
Les accusations portées contre Combs incluent également des faits choquants relatifs à deux partenaires sexuels passés. Les procureurs affirment qu’il forçait Cassie Ventura ainsi qu’une autre femme connue sous le nom « Jane Doe » à avoir des relations sexuelles avec des escortes masculins pendant qu’il observait ou enregistrait ces actes humiliants.
Après une précédente accusation par Cassie Ventura en novembre 2023 pour agression sexuelle, Combs avait réglé cette affaire pour la somme de 20 millions de dollars. Cependant, cet épisode semble être à l’origine d’enquêtes fédérales à plus grande échelle concernant ses activités illégales.
L’ampleur du réseau
Au cours de ses propos devant les jurés, Paul a affirmé avoir acheté des drogues pour Combs entre cinq et dix fois pendant son service auprès du rappeur. De plus, lors d’un échange texte montré pendant le procès, il était demandé s’il pouvait se procurer des « Zans », terme désignant du Xanax, un anxiolytique couramment détourné en usage récréatif.
Paul a également révélé que parmi les dépenses personnelles faites au nom de Combs s’élevaient près de 5 000 $, incluant environ 4 200 $ dépensés pour la marijuana, surnommée dans leur jargon « fleur ».
En réponse aux questionnements durant son interrogatoire croisé par l’avocat défenseur Brian Steel concernant si ces achats ne voulaient pas dire simplement une utilisation personnelle des substances par Combs au lieu d’un trafic organisé : « C’était ce que je considérerais comme une utilisation personnelle ».
Un réflexe d’obéissance
Interrogé sur ses premières semaines avec Combs où il avait trouvé un flacon contenant une poudre rose (appelée « Tusi »), Paul confirma être allé jusqu’à goûter ce mélange afin « de prouver sa loyauté ». Parmi les autres drogues achetées figurent aussi la kétamine sous forme sucrée : appelée « K-pop » dans leur argot.
Le lendemain du témoignage impactant donné par Paul dans ce procès fort médiatisé qui pourrait mener à la condamnation fatale pour Diddy, encourant jusqu’à la perpétuité, cette affaire continuera sans nul doute à alimenter diverses discussions autour non seulement de la célébrité mais aussi de leurs entourages, entourés eux-mêmes souvent bien mystérieux.
À suivre alors que le processus judiciaire poursuit son cheminement lors d’audiences prévues dès lundi prochain où se trameront encore plusieurs éléments clés sur cette affaire unique.