L'île se prépare à affronter l'ouragan le plus puissant de son histoire

L’ouragan Melissa, actuellement classé en catégorie 5, menace la Jamaïque avec des vents dépassant les 270 km/h. Les autorités craignent des inondations et glissements de terrain dévastateurs. Déjà, quatre personnes ont perdu la vie en Haïti et en République dominicaine à cause de ce phénomène météorologique.

La Jamaïque se prépare à l’approche de l’ouragan Melissa qui pourrait devenir l’un des plus violents jamais enregistrés sur son territoire. « Ne vous aventurez pas à l’extérieur de votre abri sécurisé », a conseillé le Centre américain des ouragans (NHC). La ministre jamaïcaine Dana Morris Dixon a également pressé la population d’évacuer : « Évacuez aujourd’hui, car les conditions vont se détériorer ».

L’île se prépare à affronter l’ouragan le plus puissant de son histoire

Avec ses vents exceptionnels, Melissa doit toucher terre dans la nuit ou tôt mardi. Si son intensité perdure, il s’agira de l’ouragan le plus puissant ayant frappé la Jamaïque depuis le début du suivi météorologique. Le NHC a fait état que l’ouragan menace également Cuba, le sud des Bahamas, ainsi que les îles Turques-et-Caïques.

L’ouragan a déjà causé au moins quatre décès en Haïti et en République dominicaine où il continue d’apporter des pluies susceptibles d’entraîner glissements de terrain et inondations. En Jamaïque, les effets de Melissa se font déjà sentir avec des rafales violentes dans certaines régions. Enrico Coke, un fermier réfugié dans un bar à Flagaman, témoigne : « Je suis vraiment inquiet pour les gens. Nous aurons besoin d’aide dès que possible, en particulier d’eau pour la population.

» Michael Brennan du NHC souligne quant à lui qu’il existe un risque élevé de « crues soudaines catastrophiques et de nombreux glissements de terrain » avec jusqu’à un mètre de pluie attendu par endroits. Les habitants sont appelés à trouver refuge sûr pour toute la durée prévue du passage de l’ouragan tandis que les autorités jamaïcaines ont fermé l’aéroport international Norman Manley et plusieurs ports maritimes par précaution. Le climatologue Daniel Gliford attire également l’attention sur le rôle du changement climatique dans cette situation extrême : « Il entraîne des précipitations et des submersions côtières plus importantes… qui n’auraient pas été observées sans ce changement climatique ».

Rappelons enfin que le dernier ouragan majeur touchant directement la Jamaïque était celui nommé Gilbert qui avait causé 40 morts en septembre 1988. Bien qu’il y ait eu plusieurs vagues cycloniques depuis lors, aucun n’avait atteint une intensité aussi extrême jusqu’à présent durant cette saison dont les prévisions annoncent une intension accrue par rapport aux années précédentes.

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