Butch Wilmore et Suni Williams ont séjourné pendant neuf mois à bord de la Station spatiale internationale, où ils ont dû naviguer dans un cadre juridique complexe. Leur retour a été retardé par des problèmes techniques rencontrés par leur navette, ce qui a nécessité une intervention de la NASA pour garantir leur sécurité. Finalement, c’est grâce à la capsule Dragon de SpaceX qu’ils ont pu regagner la Terre.

- Butch Wilmore et Suni Williams ont passé neuf mois dans la Station spatiale internationale.
- Leur retour a été retardé à cause de problèmes techniques, mais ils ont finalement utilisé la capsule Dragon de SpaceX.
- La NASA doit respecter plusieurs lois internationales lors des missions spatiales, comme le Traité de l'espace de 1967.
- Ces lois incluent des obligations d'assistance, de responsabilité et d'enregistrement des objets en orbite.
Cet article explore les principales lois internationales régissant les activités spatiales auxquelles la NASA devait se conformer durant cette opération délicate.
La principale loi régissant l’espace est le Traité de l’espace (1967)
Le Traité de l’espace représente le fondement du droit spatial international que doit respecter la NASA lors de missions comme celle-ci. Une des phrases clés stipule : « Les astronautes seront considérés comme les envoyés de l’humanité ». Ce traité interdit également aux États d’installer des armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive en orbite ou sur des corps célestes, précisant que « les États éviteront toute contamination nocive de l’espace et des corps célestes ».
L’accord sur le sauvetage met en avant l’assistance humaine (1968)
Ce traité s’inscrit dans la continuité du précédent et considère que chaque nation devrait mobiliser tous les moyens possibles pour sauver les astronautes en détresse. Il énonce ainsi : « Les États parties au traité considèrent les astronautes comme des envoyés de l’humanité dans l’espace et leur rendent toute assistance possible en cas d’accident, de détresse ou d’atterrissage d’urgence ». De plus, il précise que lors d’activités spatiales, « les astronautes d’un État apporteront toute assistance possible aux astronautes d’autres États ».
La Convention sur la responsabilité souligne l’obligation comptable (1972)
Cette convention complète le Traité sur l’espace extraterrestre en clarifiant que si la NASA causaient des dommages à un autre vaisseau spatial ou à quelque chose sur Terre pendant leurs opérations, elle serait tenue responsable des conséquences liées à ces dommages.
La Convention d’enregistrement impose une obligation formelle (1976)
Bien que cela n’ait pas représenté une préoccupation majeure pour la NASA durant cette mission spécifique, cette convention constitue le quatrième traité parmi cinq concernant les activités spatiales internationales. Elle exige des pays qu’ils enregistrent leurs objets en orbite auprès de l’ONU. Le secrétaire général maintient ce registre afin d’assurer un accès transparent aux informations fournies par différents États et organisations intergouvernementales
L’accord lunaire rappelle l’éthique spatiale (1984)
Cet accord ultime ne semblait pas être une priorité pour la NASA ni pour SpaceX lorsqu’ils cherchaient à ramener Wilmore et Williams en toute sécurité. Il établit simplement que la lune et autres corps célestes doivent être utilisés uniquement dans un but pacifique tout en interdisant toute perturbation nuisible à leur environnement naturel.