LVMH envisage un déménagement de sa production aux États-Unis pour limiter les risques liés aux tarifs douaniers. Lors d’un récent appel avec des investisseurs, la directrice financière, Cécile Cabanis, a évoqué cette option pour les marques Louis Vuitton et Tiffany & Co. Face à une possible imposition de 20% sur les importations en provenance de l’Union européenne par l’administration Trump, le groupe réévalue sa stratégie.
- LVMH envisage de transférer sa production aux États-Unis.
- Cécile Cabanis a évoqué cette option lors d'un appel avec des investisseurs.
- Elle a mentionné la possibilité d'augmenter la production locale pour Louis Vuitton.
- Elle a également parlé de la relocalisation partielle de Tiffany & Co.

LVMH face aux défis tarifaires
Le géant du luxe français LVMH pourrait déplacer une partie de sa fabrication vers les États-Unis afin d’atténuer les effets des tarifs imposés par le gouvernement américain. Lors d’un appel de revenus lundi, Cécile Cabanis, la directrice financière du groupe, a été questionnée sur cette possibilité.
Elle a affirmé qu’il y avait une « capacité » à augmenter la production locale des produits Louis Vuitton dans trois installations américaines qui représentent déjà un tiers de l’approvisionnement national.
Concernant Tiffany & Co, autre filiale de LVMH, elle a précisé que la majorité des fournitures provenaient déjà d’Amérique, tout en reconnaissant qu’il était « encore possible » de relocaliser une partie des activités depuis l’Europe.
« Nous regardons donc cela, évidemment », a déclaré Cabanis.
Un processus complexe
Cependant, elle a également souligné que l’augmentation de la production américaine comporte plusieurs contraintes : « Ce n’est pas quelque chose que vous faites du jour au lendemain ». Cela nécessite du recrutement et un temps pour former le personnel afin d’atteindre le niveau d’expertise requis.
Performances financières affectées
Pour ne rien arranger, LVMH a annoncé récemment une perte de revenus de 3% au premier trimestre comparé à l’année précédente. La division vins et spiritueux souffre particulièrement avec une baisse de 9%, tandis que celle consacrée à la mode et maroquinerie recule aussi avec -5%. Malgré ces résultats décevants, le cours des actions est resté relativement stable.
Cette annonce intervient alors même que Donald Trump venait d’annoncer une pause temporaire sur ses tarifs réciproques qui auraient dû être appliqués dès le 9 avril prochain. Les importations européennes subissaient alors potentiellement un tarif supplémentaire portant à 20% leurs coûts.
Le déplacement envisagé vers les États-Unis pourrait permettre à LVMH non seulement d’atténuer l’impact économique lié aux droits douaniers mais également d’assurer plus facilement son approvisionnement local dans un marché américain en pleine expansion pour ses marques emblématiques.