Sabrina Carpenter : la Maison Blanche utilise « Juno » à des fins de propagande
La tournée Short ‘n Sweet de Sabrina Carpenter s’est achevée en novembre, mais son tube « Juno » fait désormais parler de lui. La Maison Blanche a utilisé la chanson pour une vidéo TikTok liant immigration et arrestations par l’ICE. Ce choix musical soulève des questions sur le droit d’utilisation et suscite l’indignation parmi certains artistes.
Lors de sa tournée, composée de plus de 70 concerts, Sabrina Carpenter lançait des menottes roses duveteuses vers un fan ou une célébrité pendant sa performance ludique interprétant « Juno ». Un moment emblématique apprécié par le public où elle chantait : « Tu veux essayer des positions bizarres ? As-tu déjà essayé… celle-là ? ».
Cependant, lundi, la Maison Blanche a détourné ce succès pour enregistrer une vidéo sur une manifestation contre les raids de l’ICE. Dans cette vidéo TikTok, on peut voir des agents de l’ICE détenant apparemment des immigrants sans papiers. La légende du clip reprenait les paroles de la chanteuse : « Avez-vous déjà essayé celui-ci ? Bye-bye ».
Ni les représentants d’Hollywood ni ceux de la Maison Blanche n’ont répondu aux demandes d’éclaircissement concernant cette utilisation musicale.
Il reste flou si la Maison Blanche avait demandé l’autorisation à Carpenter pour exploiter sa musique dans ce contexte. Il est notoire que l’administration Trump a ignoré ce type d’approbation par le passé ; Olivia Rodrigo avait exprimé son mécontentement après que sa chanson « All-American Bitch » ait été utilisée pour promouvoir une vidéo liée à l’immigration. Elle avait déclaré dans un commentaire supprimé : « N’utilisez jamais mes chansons pour promouvoir votre propagande raciste et haineuse ».
D’autres artistes ont également contesté l’utilisation non autorisée de leur musique par Trump lors de ses campagnes électorales passées, y compris Taylor Swift qui a vu son morceau « Le destin d’Ophélie » présenté avec des images célébrant Trump.
Sabrina Carpenter et d’autres musiciens se trouvent ainsi au cœur d’une controverse qui met en lumière les relations complexes entre politique et culture musicale, posant question sur le respect des droits artistiques face à une utilisation parfois opportuniste des œuvres musicales dans le cadre politique.