Les marchés mondiaux ont fortement réagi à l’annonce de nouveaux tarifs par le président Donald Trump, provoquant un déclin des indices boursiers. Ce coup dur pour Wall Street s’accompagne d’une fuite vers des valeurs refuges, comme l’or, qui atteint des sommets. Les entreprises dépendant des chaînes d’approvisionnement mondiales ressentent particulièrement la pression.
Les marchés boursiers plongent après les annonces tarifaires de Trump
Mercredi, le président Donald Trump a annoncé une série de nouveaux tarifs lors d’une allocution au Rose Garden de la Maison Blanche. Suite à cette annonce, les marchés mondiaux ont connu une chute importante et immédiate.

Les contrats à terme sur le S&P 500 ont chuté de 3,5%, et ceux sur le NASDAQ 100 ont décroché de plus de 4,3%, tandis que le Dow Jones Industrial Average Futures a perdu jusqu’à 1 000 points.
Wall Street souffre après son pire trimestre depuis 2022
Bien que les anticipations autour des annonces fassent espérer une approche commerciale plus mesurée, ce fut loin du compte avec l’instauration d’un tarif généralisé de 10% et des tarifs dits « réciproques » dépassant parfois 20%.
Les entreprises dont les activités reposent sur des chaînes d’approvisionnement mondiales sont particulièrement touchées par cette situation instable.
L’impact sévère sur les valeurs technologiques et industrielles
Dans les échanges post-marché mercredi soir, plusieurs actions emblématiques ont enregistré des baisses significatives : celles d’Apple, Walmart, et Nike ont chuté de 7%, alors qu’Amazon a connu une chute similaire de près de 6%. Même Nvidia, reliant sa production à l’étranger pour certaines puces avancées, était en baisse proche de 6% également.
L’animateur CNBC Jon Fortt a exprimé son étonnement quant à cette situation inédite en déclarant : « Ceci – je pense simplement dire – est pire que le pire des cas que beaucoup sur le marché s’attendaient ».
Investisseurs recherchent refuge face aux incertitudes croissantes
En réponse aux turbulences du marché dues aux nouvelles politiques commerciales américaines, l’or a atteint un nouveau record près de 3 160 € l’once, profitant ainsi à certains investisseurs en quête d’actifs sûrs au milieu du climat économique volatile. Cela fait sens car ce métal précieux est considéré comme un rempart en période d’incertitude macroéconomique grandissante.
Le Mexique et le Canada ne subiront pas immédiatement ces nouveaux tarifs ; cependant leurs marchandises répondant aux exigences établies dans l’accord commercial USMCA demeureront exemptées sauf pour certaines catégories comme les automobiles ainsi que l’acier et l’aluminium déjà impactés par des tarifs antérieurs introduits en mars dernier.
Des disparités dans la gestion tarifaire révélées
Il existe cependant une opacité concernant comment l’administration américaine évalue ces taxes appliquées par d’autres pays, telles celles affirmées envers les États-Unis. Ces allégations évoquant un taux moyen européen atteignant jusqu’à 39% ou japonais allant jusqu’à 46% semblent peu documentées auprès des organismes officiels.
Cette situation soulève donc davantage de questions qu’elle n’apporte réellement de réponses lors du lancement décisif vers cette nouvelle politique commerciale instaurée sous Trump.