Marco Grassi, célèbre restaurateur de peintures anciennes, est décédé à 90 ans

Marco Ralph Grassi, défenseur des peintures médiévales

Marco Ralph Grassi, expert en art et fervent défenseur des peintures de la période primitive, est décédé le 7 juillet 1934 à Florence. Il avait notamment souligné l’importance des œuvres médiévales telles que le « Madonna and Child » de Duccio di Buoninsegna.

Né dans un milieu artistique

Un champion de la peinture médiévale, Marco Ralph Grassi est né le 7 juillet 1934 à Florence, en Italie. Fils d’Arturo Grassi, marchand d’art, et de Cornelia Lemby Grassi, originaire d’Indianapolis, il a grandi dans un milieu artistique. Son enfance fut marquée par des visites de généraux américains libérateurs durant la Seconde Guerre mondiale, dont Mark Clark.

Marco Grassi, célèbre restaurateur de peintures anciennes, est décédé à 90 ans

Formation et carrière

En 1945, la famille s’installe à New York grâce à ces contacts privilégiés. Marco Grassi suit sa scolarité au sein du pensionnat catholique Delbarton dans le New Jersey avant d’obtenir son diplôme en histoire de l’art à Princeton en 1956.

Une approche novatrice

Grassi était un ardent défenseur des œuvres artistiques datées du XIIe au XIVe siècle. Son analyse du célèbre « Madonna and Child » de Duccio di Buoninsegna illustre cette approche. Acquis par le Metropolitan Museum of Art (Met) en 2004 pour plus de 45 millions d’euros, ce tableau reste l’un des achats les plus onéreux du musée à ce jour.

Une vision critique

Dans un essai consacré à cette œuvre emblématique, il écrit : « Bien que minuscule, il n’a aucune de la précision ennuyeuse « Look-at-ME-With-A-Magnifier » d’une miniature ». Selon lui : « Avec ces changements subtils, Duccio a consciemment développé une image de tendresse sublime et d’humanité poignante ».

Un héritage durable

Reconnaissant que les peintures médiévales avaient longtemps été sous-évaluées par rapport aux chefs-d’œuvre renaissanceux, M. Grassi s’est positionné comme un grand champion pour cette époque qu’il qualifiait généralement de « primitive », tout en affirmant qu’elle n’était pas vraiment primitive.

Le regard critique et sensible sur ces anciennes créations artistiques laisse derrière lui un appel fort pour réexaminer notre perception historique des mouvements artistiques importants qui ont façonné notre culture visuelle moderne.

La contribution essentielle du travail intellectuel et passionné de Marco Ralph Grassi restera importante pour les générations futures d’amateurs et spécialistes d’art qui aspirent à redécouvrir les trésors cachés du passé artistique occidental.