Le documentaire « Angi : Fake Life, True Crime »
Le documentaire « Angi : Fake Life, True Crime » de Netflix retrace l’histoire de María Ángeles Molina, alias Angi, qui a tué son collègue Ana Páez pour usurper son identité. Connue pour avoir orchestré ce qu’on appelle « le crime presque parfait », Molina purge actuellement une peine de 18 ans de prison pour homicide.
Une machination meurtrière
En 2008, María Ángeles Molina a invité Ana Páez, créatrice de mode, chez elle à Barcelone. Après avoir administré du chloroforme à Páez, elle lui a passé un sac scellé sur la tête. Des échantillons de sperme provenant de travailleuses du sexe ont été retrouvés sur les lieux du crime.

L’affaire avait suscité l’attention des médias à l’époque et a été qualifiée par certains comme « le crime presque parfait ». Selon le quotidien espagnol El País, un témoin a déclaré que Molina avait visité un bordel sans intention d’avoir des relations sexuelles mais en jouant plutôt un pari avec des amis.
Entre avril 2006 et novembre 2007, Molina aurait contracté plusieurs polices d’assurance-vie et lignes de crédit au nom de sa victime. Elle a même été repérée en caméra surveillant une banque à Barcelone utilisant une perruque afin d’usurper l’identité d’Ana Páez. Son petit ami à cette époque avait fait état aux autorités d’un passeport appartenant à Páez qu’il avait trouvé caché dans leur salle de bain.
Une condamnation lourde
En mars 2012, la Haute Cour de Barcelone a condamné Molina à 22 ans de prison pour homicide et falsification des documents. Cette peine fut réduite à 18 ans par la Cour suprême ultérieurement. Actuellement incarcérée dans la prison Mas d’Enric située dans la province de Tarragone au nord-est de l’Espagne, elle devait initialement être libérée en 2027.
Cependant, en mars 2025, alors qu’elle était en congé temporaire, Molina aurait planifié un nouvel homicide depuis l’intérieur même pénitentiaire. Les autorités suspectaient alors qu’elle envisageait d’engager un tueur à gages pour accomplir son prochain délit ; aucun détail n’a été apporté concernant sa cible potentielle.
Molina faisait également face à cette nouvelle affaire sans choisir toutefois de témoigner devant le juge compétent.
Cette histoire tragique soulève des questions sur la capacité du système pénal espagnol à gérer les récidivistes et illustre les dimensions sombres que peut prendre une vie trop souvent marquée par la tromperie et la violence.