Le personnage et la dystopie
Le personnage interprété par Hamill est un major qui supervise une compétition cruelle où les participants doivent maintenir leur rythme sous peine d’être abattus si ils s’arrêtent ou ralentissent. Le film se déroule 19 ans après une guerre ayant provoqué un effondrement économique aux États-Unis.
Des souvenirs difficiles à revivre
Hamill, âgé de 73 ans, a révélé avoir refoulé certains souvenirs liés à son enfance passée sur une base militaire où son père était capitaine. « J’ai vu un gars vomir et le sergent a dit : « Vous mangez ça, Dogface », et il lui a donné une cuillère », raconte-t-il. Pour l’acteur, ces expériences ont influencé sa manière de jouer : « Ce n’est pas quelque chose dont vous parlez ou que vous vous souvenez jusqu’à ce que vous en ayez besoin pour votre travail ». Il souligne que cette inhumanité perçue l’a aidé à construire le caractère déshumanisé du major.

Résonances contemporaines
Hamill fait également référence aux événements récents aux États-Unis en rapport avec la répression policière. Les images des troupes de la Garde nationale ou des agents fédéraux lui rappellent celles du film : « C’est comme regarder une zone de crépuscule étrange, un gouvernement autoritaire futuriste », explique-t-il. L’acteur mentionne aussi que les discours du major sur l’éthique professionnelle résonnent avec des débats politiques contemporains concernant les immigrants : « Les immigrants sont l’élément vital de notre économie. Nous sommes tous des immigrants », rappelle-t-il.
Une approche non graphique du récit
Bien que la trame tourne autour d’un concours mortel, Hamill apprécie que le film ne soit pas graphiquement violent. Après avoir discuté avec le réalisateur Francis Lawrence, il est convaincu que l’essence réside dans les voyages personnels des jeunes hommes plutôt que dans la violence. Finalement, bien qu’il ne marche pas aux côtés des concurrents pendant le tournage – ce qui aurait été trop éprouvant – Hamill admire ses co-stars pour leur engagement vis-à-vis du processus : « Pour voir les Polaroids d’eux. puis au fur et à mesure qu’ils vont à la fin. », témoigne-t-il en décrivant leur transformation tout au long du projet. Avec sa combinaison unique d’éléments personnels et sociaux extrêmes transposés à l’écran ainsi qu’une forte réflexion éthique sur notre société actuelle, La Longue Marche promet d’être plus qu’un simple divertissement cinématographique.