Elizabeth Ann Hanks : une enfance marquée par le chaos familial révélée dans son mémorial
- Elizabeth Ann Hanks raconte une enfance chaotique marquée par la dépendance maternelle et l'absence paternelle.
- Après une crise violente chez sa mère, elle obtient la garde de son père à 14 ans, ce qui change sa vie.
- Elle découvre le passé familial en lisant le journal intime de sa mère et en explorant ses roots artistiques lors d’un road trip.
- Son livre rend hommage à sa mère et explore leur histoire familiale compliquée avec sincérité et émotion.

Dans son livre intitulé « The 10. A Memoir of Family and the Open Road », Elizabeth Ann Hanks, fille de l’illustre acteur Tom Hanks, raconte une enfance complexe et tumultueuse loin des paillettes d’Hollywood. Elle se remémore un parcours chaotique entre la dépendance de sa mère, Susan Dillingham, et l’absence de son père, qui a souvent été trop absorbé par sa carrière pour être présent.
L’enfance difficile d’Elizabeth Ann
En grandissant à Sacramento, Elizabeth fait face à la précarité et aux troubles mentaux de sa mère. Cette dernière est décrite par Elizabeth comme instable et ayant des crises violentes. « Elle entendait la voix de Dieu. Et parfois elle cassait tout. Alors je me cachais et j’attendais », relate-t-elle.
Le couple formé par Tom et Susan s’est dissous après plusieurs années de mariage, en particulier lorsque Tom commence à connaître le succès grâce à des productions telles que « Bosom Buddies » et « Splash ». Finalement séparés, les enfants sont confiés à leur mère.
« Ce fut un moment horriblement douloureux, chargé en émotions, en sentiments d’échec. », témoigne Tom Hanks sur cette période sombre de leur vie.
La lutte pour la garde
À l’âge de 14 ans, Elizabeth subit une agression physique lors d’une crise chez leur mère qui entraîne une intervention judiciaire : Tom obtient la garde de sa fille sur décision du juge. Il évoque ce choc comme un tournant décisif dans leur relation : « J’ai vécu un choc sensoriel et culturel… comme si j’avais vécu dans un monde en noir et blanc ».
Déménageant vers Los Angeles pour vivre avec son père et sa belle-mère Rita Wilson, elle ressent rapidement le décalage entre son ancienne vie rurale et celle glamour du cinéma : « Je ne ressemblais pas du tout à une enfant de star », admet-elle.
Une quête personnelle
Sa carrière journalistique débute après avoir obtenu son diplôme au Vassar College. Écrivant pour des publications réputées comme « Vanity Fair » ou « Le New York Times », Elizabeth aspire néanmoins à explorer les réalités sociales américaines sans y parvenir pleinement, jusqu’à ce qu’elle découvre le journal intime poignant de sa mère deux ans plus tard lors du tri des affaires familiales.
Au fil des pages se dessinent également les ombres inquiétantes d’un supposé crime commis par son grand-père maternel dont Susan parle avec effroi. Ces découvertes entraînent Elizabeth dans une quête cathartique visant non seulement à comprendre sa famille mais aussi à redécouvrir ses racines artistiques.
Sur cela, elle confie : « Mon père possédait un Ford Transit poussiéreux… jamais pensé qu’il deviendrait mon compagnon de route ».
Finalement engagé dans cette aventure familiale sous forme d’un road trip aux États-Unis avec Tom Hanks, chaque étape rejoint les souvenirs enfouis tandis qu’ils explorent ensemble le pays – Arizona, Nouveau-Mexique – toujours à la recherche d’indices concernant cet ancêtre mystérieux.
L’héritage artistique retrouvé
Élaborant ainsi un dialogue posthume avec sa mère via ses poèmes glanés çà et là durant leurs voyages, Elizabeth souligne combien ils sont essentiels autant que troublants : « Ce livre est aussi un moyen de lui rendre sa voix ».
Son père soutient cet engagement permettant à Elizabeth d’explorer ces récits délicats sans entraves ; il déclare avec fierté : « J’avais confiance en elle. En sa capacité à se confronter à la réalité ».
« The 10.A Memoir of Family and the Open Road » est disponible dès maintenant auprès des libraires partout où les livres sont vendus.