Les reçus, une source méconnue de produits chimiques toxiques
De récentes études alertent sur la présence de bisphénols, tels que le BPS, dans les reçus en papier thermique. Ces substances chimiques sont liées à divers problèmes de santé, y compris des risques accrus de cancer et des troubles reproductifs. Le Dr Leonardo Trasande, expert en pédiatrie et santé environnementale à NYU Langone, recommande d’opter pour des reçus électroniques pour éviter les dangers potentiels.

Produits chimiques toxiques sur les reçus des magasins
Les reçus que nous recevons lors de nos achats proviennent souvent de papiers thermiques imprimés avec des encres sensibles à la chaleur. Ce type de papier est couramment utilisé dans les restaurants et autres commerces pour sa facilité d’utilisation.
Cependant, ces reçus contiennent souvent des bisphénols, un groupe chimique utilisé dans la fabrication du plastique. Le bisphénol A (BPA), longtemps critiqué pour ses effets néfastes sur la santé comme les maladies cardiaques ou encore certains cancers chez l’homme et l’enfant, a été largement éliminé ces dernières années. Pourtant, plusieurs fabricants ont remplacé le BPA par le BPS, également problématique puisqu’il est interdit en Europe dans les contenants alimentaires et considéré comme une substance toxique pouvant provoquer des difficultés reproductives.
Des recherches indiquent qu’un simple contact avec un reçu recouvert de BPS peut entraîner une absorption rapide du produit chimique à travers la peau. Un rapport récent d’un centre non lucratif sur la santé environnementale a révélé qu’une exposition de 10 secondes au BPS était suffisante pour nécessiter un avertissement légal en Californie selon la Proposition 65.
Le Dr Trasande souligne : « Les produits chimiques utilisés dans les matériaux plastiques doivent être correctement vérifiés pour leur sécurité », tout en mettant l’accent sur l’importance des alternatives plus sûres disponibles aujourd’hui.
Microplastiques dans les reçus
Il déclare : « Il y a beaucoup de mesures que nous pouvons prendre pour réduire notre exposition aux produits chimiques préoccupants ». L’une de ces mesures inclut la réduction progressive de l’utilisation du papier thermique.
L’avenir n’est cependant pas serein; selon un programme onusien dédié à l’environnement, sans action significative, la production mondiale de plastiques pourrait tripler d’ici 2060. Il appelle donc à davantage d’engagements internationaux dont un potentiel traité mondial destiné à limiter cette production excessive. La reprise attendue en août prochain pourrait enclencher ce mouvement essentiel vers une planète moins polluée par le plastique.