Le Dr Neelendu Dey mise sur le microbiome intestinal pour lutter contre le cancer du côlon
- Le microbiome intestinal joue un rôle clé dans la prévention du cancer colorectal.
- Une alimentation riche en fibres et la réduction des aliments ultra-transformés favorisent une meilleure santé intestinale.
- L'exercice régulier contribue à maintenir un microbiome sain et à réduire les risques.
- Il est important d'adopter ces habitudes pour lutter contre la montée du cancer chez les jeunes adultes.

Ces dernières années, une augmentation alarmante des cas de cancer du côlon chez les personnes de moins de 50 ans a été observée, suscitant des interrogations sur ses causes. Le Dr Neelendu Dey, professeur agrégé au Fred Hutchinson Cancer Center à Seattle, explore comment un microbiome intestinal diversifié pourrait jouer un rôle clé dans la prévention et le traitement de cette maladie.
Une étude menée par le Dr Dey met en lumière l’importance des microbes intestinaux. Il déclare : « Je ne veux pas donner le message que les microbes sont le tout. Mais nous savons qu’il existe des corrélations importantes entre la quantité de divers microbes et cancer ». La santé intestinale peut être fortement influencée par notre alimentation et notre mode de vie. Des aliments ultra-traités et un mode sédentaire altèrent la composition du microbiome, augmentant potentiellement les risques associés à diverses maladies.
ces histoires soulignent l’importance d’informer sur les moyens disponibles pour prévenir cette maladie.
Le laboratoire dirigé par Dey mène des recherches pour déterminer comment les micro-organismes peuvent être exploités afin de réduire la formation de polypes précoces liés au développement du cancer. Chaque individu possède un microbiome unique ; ainsi, il espère offrir des recommandations alimentaires personnalisées adaptées à chacun.
À 45 ans, l’âge recommandé par l’American Cancer Society pour commencer une dépistage régulier tous les 10 ans chez ceux à risque moyen, Dey pratique également ce qu’il prêche pour minimiser son propre risque : « Le microbiome, je crois, est un acteur à long terme dans l’amélioration de notre santé », affirme-t-il.
Manger des fibres à chaque repas
Dey insiste sur l’incorporation régulière de fibres dans tous ses repas. Les données suggèrent qu’une alimentation riche en fibres favorise une meilleure santé intestinale et soutient la croissance des bactéries bénéfiques dans notre intestin. Une étude réalisée en 2018 a révélé que ceux qui consommaient 30 types d’aliments végétaux distincts par semaine avaient une diversité microbienne supérieure par rapport aux personnes qui n’en choisissaient que dix ou moins.
D’origine sud-asiatique, Dey élabore fréquemment des plats indiens riches en lentilles et pois chiches afin d’enrichir son régime alimentaire spécialisé.
Éviter les aliments ultra-transformés
Les aliments ultra-transformés (UPF), comprenant notamment barres protéinées et pizzas industrielles, contiennent souvent des ingrédients non conventionnels qui nuisent à la santé intestine. Bien que leur consommation soit presque inévitable dans nos sociétés modernes, Dey essaie autant que possible d’éviter ces produits nocifs : « Quand je peux le contrôler, je le fais certainement », confie-t-il.
Faire de l’exercice régulièrement
En tant que membre actif d’une équipe de kickball et adepte d’activités sportives variées, Dey souligne aussi l’importance de faire du sport, essentiel non seulement pour sa condition physique générale mais aussi bénéfique pour sa santé intestinale. L’exercice aide à accélérer le passage des aliments tout au long du système digestif et réduit ainsi l’exposition aux toxines : « Certes, l’exercice – je trouve – a d’énormes avantages pour la santé intestinale », conclut-il.
Les efforts continus comme ceux du Dr Neelendu Dey pourraient apporter un nouvel éclairage sur ce fléau croissant qu’est le cancer colorectal chez les jeunes adultes. En adoptant dès aujourd’hui une alimentation saine enrichie en fibres avec suffisamment d’activités physiques à côté, nous pouvons potentiellement contrer cette tendance préoccupante.