Audrey Serna : elle ne regrette pas d’avoir quitté l’université et gagne aujourd’hui six chiffres

Audrey Serna, âgée de 33 ans, fait le choix fort de quitter l’université après seulement deux semestres. Aujourd’hui, elle gagne un salaire à six chiffres et partage son parcours hors des sentiers battus qui lui a permis de surmonter des défis importants.
Un abandon mal vécu
Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires en 2010, Audrey Serna s’inscrit à l’Université Oglethorpe à Atlanta. « C’était un sentiment horrible d’abandonner mes études alors que tous mes pairs avaient choisi cette voie », se souvient-elle. Elle peine à conjuguer ses études avec sa vie sociale et un travail à temps partiel. Face aux difficultés qu’elle rencontre pour gérer ses responsabilités scolaires et familiales, elle prend la décision de quitter l’université au bout de deux semestres.
Difficultés dans la recherche d’emploi
La quête d’un emploi sans diplôme universitaire constitue un véritable défi pour Audrey. « J’avais l’impression d’être un échec total en sortant de l’école à 20 ans », confie-t-elle. Son expérience professionnelle débute dans des emplois précaires tel que serveur ou dans le commerce de détail, mais c’est lorsque sa première grossesse survient en 2014 que sa situation commence à évoluer.
Son premier emploi stable dans une entreprise comme assistante paie marque un tournant décisif : « La haute direction a apprécié mon éthique de travail et m’a proposé un poste de direction ». Malgré ses efforts acharnés, elle traverse des moments difficiles financièrement, abandonnant même son appartement pendant plusieurs mois faute d’électricité.
Une carrière florissante
Aujourd’hui mère de deux enfants vivant près de Washington D.C. Audrey se dit reconnaissante du chemin parcouru depuis ses débuts laborieux. À travers LinkedIn et grâce à une rencontre fortuite avec un recruteur, elle obtient finalement son poste actuel responsable des opérations de paie où elle atteint désormais un salaire supérieur aux six chiffres. « Je peux payer mes factures et je travaille à améliorer mon crédit », souligne-t-elle.
Elle gère habilement ses finances tout en poursuivant des objectifs personnels tels que devenir propriétaire ou voyager. Dans cet esprit gestionnaire, Audrey parvient malgré les aléas financiers quotidiens : « Comme quelqu’un qui a connu de nombreuses mauvaises années financièrement, j’essaie me donner de la grâce ».
Un message inspirant
« Je n’ai aucun regret car j’ai pris le chemin que la vie voulait que je prenne », affirme-t-elle confiante quant à sa trajectoire professionnellement atypique. Bien qu’elle reconnaisse la valeur implicite des diplômes universitaires dans certaines carrières tout en insistant sur le phénomène grandissant du rejet du modèle unique : « N’ayez jamais l’impression. que vous êtes moins digne ou inférieur. Ce qui est bon pour vous n’est pas ce qui est bon pour quelqu’un d’autre ».
Audrey envisage même potentiellement retourner aux études plus tard si les circonstances le permettent. Son histoire soulève ainsi une question importante concernant les parcours alternatifs face au système éducatif conventionnel.