Meta renforce son équipe IA avec l’arrivée de Shengjia Zhao
Shengjia Zhao, co-créatrice de ChatGPT et ancienne scientifique principale chez OpenAI, a été nommée scientifique en chef des laboratoires de superintelligence de Meta. Cette annonce faite par le PDG Mark Zuckerberg s’inscrit dans une stratégie d’investissement massive dans l’intelligence artificielle, alors que la concurrence pour attirer les talents dans ce domaine devient de plus en plus agressive.

Un recrutement stratégique pour Meta
Le choix de Shengjia Zhao souligne la volonté de Meta d’accélérer ses recherches en IA. « Zhao est un pionnier » selon Mark Zuckerberg, qui a salué ses contributions majeures à plusieurs avancées technologiques. Avant son arrivée chez Meta, elle avait joué un rôle clé dans le développement du modèle GPT-4 et dirigé les efforts sur les données synthétiques chez OpenAI.
Sous la direction de Zhao, Meta fera appel à une équipe renforcée avec l’arrivée également des chercheurs Lucas Beyer, Alexander Kolesnikov et Xiaohua Zhai, tous issus du bureau de Zurich d’OpenAI. Ce groupe apporte une expertise précieuse acquise précédemment chez Google DeepMind.
Une frénésie d’investissements
Mark Zuckerberg a lancé une période intensive d’investissements dans l’intelligence artificielle, dépassant 15 milliards de dollars, destinés notamment à la création des Meta Superintelligence Labs. Cette nouvelle division se concentre sur les modèles fondamentaux et la recherche innovante en IA.
La bataille pour attirer les meilleurs cerveaux reste féroce. Le vice-président Databricks Naveen Rao compare cette compétition à « la recherche de LeBron James », soulignant qu’il existe moins de 1 000 experts capables_de développer des modèles d’IA avancés.
Un contexte concurrentiel difficile
Malgré ces efforts notables,situation compliquée se dessine : plusieurs entreprises peinent à rivaliser face aux salaires exorbitants offerts par les géants du secteur. Certaines optent désormais pour des solutions alternatives comme des hackathons ou améliorations sur leurs infrastructures informatiques pour séduire ces talents précieux.
Les réactions parmi les dirigeants tech varient quant aux stratégies employées par Meta. Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind constate que « Meta n’est pas à la frontière ». Il ajoute que leur approche pourrait être « rationnelle car ils ont besoin d’agir rapidement pour combler leur retard ».
Sam Altman, PDG d’OpenAI, critique ouvertement certaines pratiques commerciales adoptées par Meta : il qualifie leur politique salariale très onéreuse d’« offre folle », estimant que cela va au détriment du travail axé sur la mission et la culture entreprise.
Ni Meta ni OpenAI n’ont répondu aux demandes immédiates concernant ces déclarations ou stratégies employées.
À mesure que le paysage technologique évolue rapidement sous l’influence croissante dell’intelligence artificielle,l’avenir proche pourrait voir émerger davantage de changements significatifs au sein des équipes scientifiques afin d’assurer leur positionnement concurrentiel.