L’interview récente d’un témoin du meurtre de la journaliste britannique Jill Dando en 1999 relance une hypothèse sur un possible lien avec la Serbie. Ce témoin identifié par le « Mirror » affirme avoir reconnu le nom de Milorad Ulemek, soupçonné d’être impliqué dans l’assassinat. À ce jour, les circonstances de ce crime demeurent enveloppées de mystère.
Le meurtre qui a enregistré des retours
Jill Dando, figure emblématique et adorée du public britannique, a été tuée par balles le 26 avril 1999 devant son domicile à Londres, provoquant une onde de choc à travers le pays. Son assassinat précède une période marquée par les bombardements britanniques en Serbie, soulevant des questions sur des motivations politiques ou personnelles derrière cet acte brutal. Près de 26 ans après les faits, un témoignant ayant conduit une camionnette à proximité lors du meurtre révèle qu’il pense savoir qui pourrait être le tireur : Milorad Ulemek.

Ce dernier est déjà connu pour avoir dirigé une unité d’exécution spéciale sous le régime de Slobodan Milosevic, et est actuellement emprisonné en Serbie pour d’autres meurtres commandités. Le chauffeur se rappelle avoir aperçu un homme vêtu de noir s’enfuir et a déclaré au « Mirror » : « Il ressemble à l’homme que j’ai vu ».
Un tueur aux antécédents criminels connus
Milorad Ulemek, aujourd’hui âgé de 57 ans, a été reconnu coupable des meurtres d’opposants politiques serbes comme Ivan Stambolic en 2000 et Zoran Djindjic en 2003.
Au moment du meurtre de Dando, il avait également été mentionné qu’une revendication sérieuse soutenant un motif politique avait émergé peu après son décès. Le témoin relate sa rencontre avec Ulemek : « J’ai bien vu cet homme. On aurait dit qu’il fuyait quelque chose », ajoutant qu’il ne reconnaîtrait peut-être même pas l’individu si on lui demandait aujourd’hui.
L’affaire relancée après un acquittement retentissant
Lorsqu’elle était initialement enquêtée, l’affaire avait abouti à l’arrestation puis la condamnation de Barry George qui bénéficie néanmoins d’un acquittement en 2008, notamment parce que ses preuves ne tenaient pas face aux arguments soutenant la thèse d’un complot organisé par la Serbie.
George a toujours maintenu son innocence tout en dénonçant les failles juridiques impliquées dans sa précédente condamnation pour ce crime odieux. Dans un documentaire Netflix sur cette affaire, il réitère : « Je suis victime d’une erreur judiciaire ». D’autres voix s’élevent aussi autour des mystères traités dans cette affaire ; Noel « Razor » Smith note que le meurtrier n’était pas celui auquel on pensait majoritairement – ni Barry George – mais bel et bien quelqu’un agissant comme un professionnel.
La question demeure ouverte quant aux motifs cachés derrière cet assassinat célèbre alors que toutes les pistes continuent d’être explorées par les autorités compétentes au fil des décennies écoulées depuis ce drame tragique et inexplicable.