Linda Lavin est décédée le 29 décembre, à l’âge de 87 ans. Son personnage dans « Mid Century Modern », Sibyl Schneiderman, était au centre d’un épisode d’hommage tourné après sa mort soudaine. James Burrows, légende des sitcoms multicaméras, a dirigé cet épisode qu’il a qualifié de délicat : « Le travail consiste à s’assurer qu’il ne devient pas trop triste et trop sentimental ».
Les créateurs David Kohan et Max Mutchnick avaient prévu initialement une série axée sur des colocataires âgés vivant ensemble en Californie, avec pour volonté d’aborder les relations queer modernes. Le décès inattendu de Lavin a métamorphosé leur intention en poussant l’équipe à réfléchir sur la façon dont elle souhaitait être honorée.

L’écriture respectueuse mêlée à l’humour
Après avoir appris le décès de Lavin, Kohan et Mutchnick ont décidé d’intégrer ce moment difficile dans le récit du programme : « Vous devez dire la vérité », affirme Mutchnick tout en reconnaissant que cela doit être fait sans tomber dans le sentimentalisme : « Mais nous ne voulions pas entrer dans une zone qui était Schmaltzy ».
L’épisode devait fonctionner comme un sandwich humoristique selon Burrows : combiner moments drôles au début avec sentiments forts au milieu puis revenir vers l’humour à la fin.
Un tournage emprunt d’émotion parmi les rires
Le casting ressentait profondément cette perte. Nathan Lane se souvient avoir reçu la nouvelle avec incrédulité : « Quoi ? » avait-il répété plusieurs fois. Lors du tournage de scènes émouvantes où Lane pleurait son personnage, il grattait souvent une broche appartenant à Lavin pour trouver force et connexion.
Bien que chaque membre ait voulu rendre hommage à Lavin par leurs performances fortes, certains ont avoué qu’ils se retrouvaient parfois bloqués par leurs émotions pendant les répétitions.
Des souvenirs émus entourent chaque scène tournée
Les acteurs ont tous voulu porter un morceau symbolique provenant de Lavin lors des répétitions ; ils ont notamment reçu des bijoux donnés par son mari Steve Bakunas. L’émotion palpable a conduit Bomer à affirmer que certaines parties du matériel étaient parmi les plus personnelles sur lesquelles il avait jamais travaillé : « Je ne m’attendais pas à ce que je m’inscrive à une comédie d’une demi-heure ».
Finalement, l’épisode s’est terminé avec un montage spécial mettant en scène Linda chantant au piano, offrant ainsi aux spectateurs un dernier adieu sincère qui a touché autant le public que ceux qui ont collaboré avec elle.
Célébration joyeuse démêlant aussi tristesse profonde
Malgré leur chagrin personnel quant au départ soudain de leur camarade charismatique et talentueuse, tous convenaient que cet épisode constituait une belle manière de vivre sous forme spectaculaire sa passion pour la comédie. Bomer exprimait encore sa gratitude envers Lavin en déclarant : « C’était une véritable lettre d’amour ». Ce projet unique reflète ainsi comment rire peut coexister avec le chagrin – rendant hommage non seulement aux héritages laissés derrière mais aussi mettant sous lumière vibrante celui qui fut Linda Lavin.