Le cabinet d’avocats Willkie Farr & Gallagher a formalisé un accord pro bono de 100 millions de dollars pour des causes conservatrices, annoncé par Donald Trump. Cette décision suscite des critiques, notamment à l’encontre de Doug Emhoff, partenaire du cabinet et époux de Kamala Harris. Face à cette situation, les militants juridiques exigent la démission d’Emhoff pour défendre l’état de droit.
Willkie Farr & Gallagher promet 100 millions de dollars en travail pro bono
Willkie Farr & Gallagher a accepté d’apporter 100 millions de dollars en service juridique pro bono, ciblant des causes en lien avec les « idéaux conservateurs », comme annoncé par le président Donald Trump sur les réseaux sociaux. Cet engagement fait du cabinet le troisième à établir un tel arrangement avec Trump, suivi après Paul Weiss et Skadden.

Critiques contre la capitulation face à Trump
L’annonce a provoqué une onde de choc dans la communauté juridique. Molly Coleman, directrice exécutive du PEOPLE’S PARITY Project, a déclaré : « La capitulation de Willkie Farr envers Trump est absolument honteuse ». Elle appelle Emhoff et ses partenaires à démissionner afin d' »être du côté de l’état de droit ».
Coleman note également que « si quelqu’un devait avoir le courage » de refuser ce type d’engagement c’est bien Doug Emhoff.
Les juges fédéraux bloquent les ordres controversés
Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs décisions prises par Trump ont été contestées. Les juges fédéraux ont bloqué la plupart des ordres ayant une incidence sur la grande loi qui affecte divers cabinets d’avocats accusés par l’administration précédente. Ces mesures incluent des revues des autorisations sécuritaires et résiliations contractuelles imposées contre plusieurs firmes comme Perkins Coie et Wilmerhale.
L’impact politique sur le milieu juridique
La réaction négative s’est intensifiée suite aux choix stratégiques adoptés par certains avocats au sein d’entreprises influentes telles que Paul Weiss ou Skadden qui ont aussi connu leurs parts critiques lors des accords avec Trump. En effet, ces interactions soulèvent des interrogations sur l’indépendance professionnelle dans le domaine légal.
Un rapport indique qu’au moins deux avocats publics se sont retirés chez Skadden avant ou après leur partenariat avec Trump ; dont un déclarant que cet acte était « une tentative lâche sacrifiant l’état de droit pour l’auto-préservation ».
Le parcours antérieur du cabinet avec Donald Trump
Au fil des années, Willkie a travaillé avec Donald Trump dans diverses affaires juridiques notables. Dans les années 1990, elle avait représenté Trump lors d’une affaire liée à sa faillite tandis qu’en 2022 elle défendait Thomas Barrack devant un tribunal fédéral.
La firme jouit également d’un lien stratégique actuel puisqu’elle conseille X (anciennement Twitter), propriété now détenue par Elon Musk proche allié devenu successivement soutien privilégié sous l’actionnariat associé directement à Trump.
Cet ensemble dévoile non seulement les enjeux financiers mais également politiques autour du choix réalisé par cette illustre entreprise juridique qui devra naviguer entre ses engagements commerciaux et ses implications éthiques face au climat divisif entraîné par son soutien récent affiché envers une figure politique controversée.