Jean-Pierre Foucault était au cœur des festivités pour les 40 ans de la première élection Miss France retransmise en direct à la télévision. Le 8 octobre 2026, il a posé avec 35 anciennes lauréates, qui l’ont encouragé à danser sur un chant de supporters. L’animateur, qui se dit « doudou des Miss », sera de nouveau présent pour la prochaine élection.
- Jean-Pierre Foucault célèbre les 40 ans de l'élection Miss France à la télévision.
- Il entretient des liens affectifs avec plusieurs reines, notamment Alexandra Rosenfeld et Sonia Rolland.
- Il participera à l'élection Miss France 2027 le 12 décembre au Futuroscope.
- Il souhaite continuer tant qu'il en a la capacité, malgré la fatigue et l'âge.

Les anniversaires symboliques se sont succédé pour la société Miss France. Après le centenaire en 2020, puis la trentième élection de Jean-Pierre Foucault l’an dernier, c’est cette fois les quarante ans de l’élection à la télévision qui ont été célébrés. Les Miss France élues de 1986 à 2026 avaient été réunies pour l’occasion, avec l’animateur au milieu. « On a dit qu’on me considérait comme le doudou de Miss France et ça me fait très plaisir. Je suis comme Mickey. Chaque année elles ont 20 ans et je me retrouve au milieu, donc je fais tout pour ne pas bouger », a-t-il confié.
Une relation de longue date avec les reines de beauté
Jean-Pierre Foucault n’était pas à l’antenne lors du sacre chaotique de Nathalie Marquay en 1986, l’élection étant alors diffusée sur FR3 et animée par Guy Lux. Au fil des années, il a tout de même noué des liens avec chacune des reines, qu’il les ait couronnées ou non. Certaines occupent une place particulière, à commencer par Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006. « On a voyagé ensemble, on est allés à Miss Europe à Kiev [élection qu’elle a remportée en 2006, NDLR]. Elle a souffert des moqueries sur son accent , et moi qui marseillais, j’ai ressenti une empathie naturelle. »
L’animateur garde aussi une tendresse particulière pour Sonia Rolland, Miss France 2000, dont il a suivi la transformation, de jeune fille « timide et frêle » à « femme magnifique ». Lors de la séance photo, Alexandra Rosenfeld a d’ailleurs rejoué son sacre avec Cindy Fabre, Miss France 2005, qui lui a remis son écharpe.
Le passage des élections artisanales orchestrées par Geneviève de Fontenay au show XXL d’aujourd’hui, avec ses effets pyrotechniques et ses tableaux chorégraphiés diffusés chaque mois de décembre sur TF1, constitue selon lui une évolution nécessaire. « Si nous sommes toujours là, c’est qu’on a toujours un coup d’avance. On vit avec notre époque, on suit les évolutions technologiques pour les lumières, les chorégraphies, les musiques… On ne peut pas regretter l’élection format « fête au village » ».
Son moment préféré reste celui où il tient l’enveloppe contenant le nom de la gagnante, lui seul connaissant alors le nom de la nouvelle Miss France. « C’est là où je me dis, « merde, tu t’es encore trompé » », confie-t-il avec humour. Avant d’en arriver là, il faut toutefois tenir plus de trois heures de direct.
Rendez-vous le 12 décembre au Futuroscope
À 78 ans, l’exercice devient plus difficile. « Ça se voit, je me déplace moins rapidement qu’il y a vingt ans. On me met sur scène un tabouret haut pour que mes jambes tiennent jusqu’à minuit. Ça reste la seule émission de plus de trois heures en direct à la télévision et c’est très lourd à porter. J’en ressors comme si j’avais fait un combat de boxe, un peu KO », avoue-t-il. « Ça reste un exercice que j’adore, et j’ai la chance de pouvoir encore faire mon métier. »
Chaque rentrée, sa participation va de soi, tant pour lui que pour la production. « On ne se pose même pas la question. Frédéric [Gilbert, le président de la société Miss France, NDLR] m’appelle et me donne la date et le lieu de l’élection. Je réponds en demandant quand on déjeune avec le réalisateur. » Il sera donc sur la scène de l’Arena Futuroscope pour l’élection de Miss France 2027, prévue le 12 décembre. La Tahitienne Hinaupoko Devèze remettra alors son titre à sa successeure.
Interrogé sur la suite, Jean-Pierre Foucault reconnaît que « l’envie de continuer est là, mais je ne suis pas idiot. Il y aura bien une dernière un jour, mais tant que je peux marcher et garder l’esprit clair, pourquoi m’en priver ? »