Homayoun Ershadi, figure emblématique du cinéma iranien, s’éteint à 78 ans
L’acteur iranien Homayoun Ershadi, connu pour son rôle dans le film primé à Cannes Le Goût de la ceriseest décédé ce mardi 11 novembre 2025. Sa carrière a été marquée par des performances mémorables tant au niveau national qu’international.

Ce mardi, l’annonce de la disparition d’Homayoun Ershadi a profondément touché le monde du cinéma. Âgé de 78 ans, il avait mené un combat contre le cancer. Né en Iran, l’acteur avait quitté son pays dans les années 1980 pour s’installer à Vancouver après la révolution islamique. Il y a travaillé pendant plus de dix ans dans un cabinet d’architecture avant de revenir vivre en Iran.
La porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a exprimé sa tristesse sur X (anciennement Twitter), qualifiant Ershadi d’« acteur noble et réfléchi du cinéma iranien ». Son œuvre cinématographique se distingue par une grande sensibilité et une profonde humanité.
Un chef-d’œuvre qui lance sa carrière
C’est en 1997 que Homayoun Ershadi accède à la notoriété grâce au réalisateur Abbas Kiarostami. Dans Le Goût de la ceriseil incarne M. Badii, un homme cherchant désespérément quelqu’un pour l’enterrer après qu’il ait décidé de mettre fin à ses jours. Ce drame poignant lui vaut une reconnaissance internationale et remporte la Palme d’or lors du Festival de Cannes cette même année. Le jury, présidé par Isabelle Adjani et composé notamment de Paul Auster et Tim Burton, décerne cette prestigieuse récompense au film ex aequo avec L’Anguille du Japonais Shōhei Imamura.
Une carrière hollywoodienne florissante
Après ce succès retentissant, Homayoun Ershadi poursuit sa carrière à Hollywood. En 2007, il joue dans Les Cerfs-volants de Kaboul réalisé par Marc Forster, puis apparaît dans Zero Dark Thirty (2012) signé Kathryn Bigelow. En 2014, il donne la réplique à des acteurs renommés tels que Rachel McAdams, Philip Seymour Hoffman et Willem Dafoe dans le thriller britannique Un homme très recherchéadapté d’un roman célèbre de John le Carré.
Sa trajectoire unique témoigne non seulement d’un talent indéniable mais aussi d’une résilience face aux défis personnels et professionnels rencontrés tout au long de sa vie.
La perte d’Homayoun Ershadi laisse un vide immense dans le paysage cinématographique iranien ainsi qu’à l’international où son héritage perdurera grâce à ses œuvres marquantes.