Les pays européens contribueront à la reconstruction de l'Ukraine

Vers une paix inclusive pour l’Ukraine : les propositions des pays européens

Le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, a déclaré ce jeudi 27 novembre à Paris que l’objectif des pays européens est d’obtenir une paix « qui n’humilie pas » l’Ukraine. À la suite d’un plan en 28 points proposé par Donald Trump, jugé inacceptable par Kiev, les discussions pour un futur accord semblent timides. Les combats continuent de faire rage, et un accompagnement économique post-conflit est envisagé.

Les pays européens contribueront à la reconstruction de l’Ukraine

Engagements multilatéraux pour la reconstruction

Lors d’une rencontre avec le Premier ministre français Sébastien Lecornu, Crosetto a mis en avant que « les pays européens contribueront à la reconstruction de l’Ukraine et feront en sorte que l’Ukraine puisse envisager d’être en paix pour les prochaines décennies ». Cette affirmation évoque les précédents accords comme ceux de Minsk, qui n’ont pas permis une reprise durable de la paix.

Crosetto s’est aussi entretenu avec la ministre française des Armées, Catherine Vautrin. Il a abordé le sujet des coopérations militaires au sein de l’OTAN ainsi qu’entre l’Italie, la France et l’Allemagne. L’objectif est notamment de créer un acteur européen dans le secteur spatial qui pourrait servir de bouclier de défense pour toute l’Europe.

Face aux baisses d’effectifs militaires observées depuis « 10 à 15 ans », il a exprimé sa volonté d’engager une réflexion sur le renforcement des forces armées italiennes.

L’union européenne face à des enjeux communs

Interrogé sur son appréciation du poids politique actuels de la France dans cette crise ukrainienne, Crosetto a souligné que « la sécurité de l’Ukraine est en partie liée à celle européenne ». Pour lui, construire une Europe forte nécessite surtout une coopération entre grandes nations telles que l’Italie, l’Allemagne, la France et la Pologne : « Les différences politiques n’ont pas d’importance en ce moment ».

Il a également intégré le Royaume-Uni dans cette coopération régionale : « Lorsque nous parlons de défense européenne… nous pensons à toute l’Europe du continent ».

Cependant, Crosetto voit également dans cette guerre un risque potentiel non seulement pour Ukraine mais aussi pour la Russie. Il met donc en garde contre les conséquences économiques post-conflit susceptibles d’émerger chez les anciens combattants russes: « Pensez aux 2,5 millions de Russes… quelles conditions d’instabilité créeront-ils ? »

Avec ces réflexions stratégiques durant ses interventions médiatiques, Crosetto montre comment les approches multi-facettes peuvent constituer un nouvel élan vers une situation pacifiée eu égard aux relations futures tant avec Ukraïne qu’avec Russie.

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