Ali Jones a mis fin à la procédure judiciaire initiée par le groupe hip-hop Saint-Lunatique contre Nelly, leur ancien collaborateur. Le procès portait sur des accusations de non-versement de crédits et de redevances liées à l’album Country Grammar sorti en 2000.
Le retrait d’Ali Jones du procès
Ali Jones, dernier membre du groupe Saint-Lunatique impliqué dans l’affaire, a abandonné le procès contre Nelly (de son vrai nom Cornell Haynes). Les autres membres, Murphy Lee, Kyjuan et City Spud, avaient déjà quitté l’affaire peu après son dépôt l’année dernière. Ils ont déclaré n’avoir jamais autorisé leurs avocats à engager une action en justice.

Des motivations diffusées pour le retrait
À ce jour, Ali Jones et ses représentants légaux n’ont pas fourni d’explication concernant ce retrait volontaire de la plainte. Toutefois, les avocats de Nelly ont demandé au juge responsable de considérer un report du licenciement afin que Saint-Lunatique soit tenu responsable des frais juridiques engagés.
« L’avocat du demandeur a réussi dans sa campagne frivole visant à forcer Haynes à dépenser de l’argent en défendant les réclamations ridicules du demandeur », peuvent-on lire dans leur réponse juridique. Les représentants ont ajouté que « le tribunal est respectueusement invité à conserver sa compétence et à établir un calendrier d’information et d’audience pour ».
Les enjeux financiers derrière le procès
Saint-Lunatique est reconnu pour sa participation tant à la performance qu’à l’écriture des chansons sur Country Grammar. Cependant, selon les plaignants, leurs contributions auraient été largement sous-estimées sur cet album publié il y a 24 ans. Cela aurait entraîné une perte significative de royalties non perçues. Le procès évoquait des violations des droits d’auteur plutôt qu’une lutte pour la propriété due aux délais réglementaires qui limitent considérablement les possibilités d’action.
En effet, malgré la promesse répétée aux plaignants concernant un crédit adéquat et une reconnaissance complète de leurs contributions créatives au succès commercial de Country Grammar, il semblerait que « le défendeur Haynes n’avait pas l’intention » de respecter ces engagements.
Ce retrait soulève donc des questions quant aux responsabilités artistiques au sein des collaborations musicales ainsi qu’à leur gestion financière au fil des années.