Au Nigéria, 315 élèves et employés d'une école catholique ont été enlevés

Des élèves et enseignants enlevés au Nigeria : un événement tragique de grande ampleur

Au Nigeria, 315 élèves et enseignants ont été enlevés dans une école catholique située dans l’État du Niger, marquant l’un des plus grands cas de kidnapping enregistré dans le pays. L’incident survient après une série d’attaques similaires visant des établissements scolaires.

Au Nigéria, 315 élèves et employés d’une école catholique ont été enlevés

Enlèvement massif à l’école Saint Mary

Le kidnapping s’est déroulé tôt vendredi matin à l’école mixte Saint Mary, selon un communiqué de l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN). Ce bilan a considérablement augmenté par rapport aux estimations initiales qui évoquaient 227 personnes disparues. Le communiqué précise que « le nombre total de victimes enlevées (.) dans l’école catholique primaire et secondaire Saint Mary de Papiri (.) s’élève désormais à 303 élèves et 12 enseignants », représentent presque la moitié des effectifs globaux de 629 élèves.

Les forces gouvernementales sont mobilisées pour évaluer la situation. Mohammed Umar Bago, gouverneur de l’État du Niger, a déclaré que ce compte était encore en cours et qu’un chiffre définitif serait rendu public ultérieurement.

Réactions officielles et mesures d’urgence

Face à cette crise grandissante, le gouverneur Bago a décidé de fermer toutes les écoles dans son État. Cette décision fait écho aux autorités des États voisins tels que Katsina et Plateau qui ont pris des mesures similaires pour protéger les étudiants. Par ailleurs, le ministère nigérian de l’Éducation a fermé 47 lycées gouvernementaux, principalement situés dans le nord du pays.

Le président nigérian Bola Tinubu a annulé ses engagements internationaux, y compris sa participation au sommet du G20 à Johannesburg afin d’apporter son attention sur cette situation urgente.

Contexte général :暴力 croissante contre les chrétiens

Ce kidnapping fait partie d’une vague récente de violences alarmantes au Nigéria. Deux jours auparavant, une autre attaque avait eu lieu dans un lycée voisin où 25 jeunes filles avaient été enlevées par des hommes armés. En parallèle, une attaque sur une église dans l’ouest aurait fait deux morts avec plusieurs capturés.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a exhorté le Nigéria à « prendre des mesures urgentes et durables » pour mettre fin aux violences contre les chrétiens lors d’entretiens récents avec Nuhu Ribadu, conseiller à la sécurité nationale du Nigéria.

Rappel d’un passé récent troublant

Il y’a plus de dix ans déjà, près de 300 jeunes filles avaient été kidnappées par les jihadistes Boko Haram à Chibok (État du Borno). Cet événement tragique reste gravé dans les mémoires avec certaines victimes toujours introuvables. Bulus Dauwa Yohanna, évêque catholique responsable du diocèse dont dépend Saint Mary a signalé que certaines enquêtes ciblant ceux qui ont pu fuir montrent qu’« 88 autres élèves avaient été capturés après avoir tenté de s’enfuir ».

Au coeur d’une crise sécuritaire durable alimentée par des bandes criminelles armées opérant sans réelle idéologie mais motivées par un but lucratif se pose une question inquiétante concernant leur rapprochement avec les jihadistes radicaux présents depuis seize ans au nord-est Nigérien.

【Fin】

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