OpenAI critique le New York Times pour sa demande de journaux d’utilisateurs
Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a dénoncé les actions du New York Times sollicitant l’accès à 20 millions de journaux d’utilisateurs de ChatGPT dans le cadre d’un procès en cours. Alors qu’OpenAI s’oppose à cette requête pour des raisons liées à la vie privée, un juge a déjà statué en faveur de la publication.
Une demande jugée invasive
Mercredi, OpenAI a intensifié ses critiques envers le New York Times. Dans une déclaration rédigée par son responsable de la sécurité de l’information, Dane Stuckey, la société affirme que cette exigence constitue une « invasion » des droits à la vie privée. Stuckey a indiqué que « la demande… ne tient pas compte des protections de longue date de la vie privée » et jugeait qu’elle « rompt avec les pratiques de sécurité de bon sens ».

Le responsable a également fait remarquer : « Le journalisme a toujours joué un rôle crucial dans la défense du droit à la vie privée […] Cependant, cette demande du New York Times n’est pas à la hauteur de cet héritage, et nous demandons au tribunal de la rejeter. »
Décision judiciaire défavorable
Cependant, il est crucial de noter qu’OpenAI avait déjà perdu cette bataille devant les tribunaux. Dans une ordonnance rendue le 7 novembre par le juge fédéral Ona Wang, celle-ci a jugé « approprié » qu’OpenAI fournisse les journaux demandés dans le cadre du processus judiciaire. Le juge Wang avait estimé qu’OpenAI n’avait pas été capable d’expliquer comment les protections existantes assuraient suffisamment les droits à la vie privée des utilisateurs.
Dans ses arguments, elle soulignait : « OpenAI n’a pas réussi à expliquer comment les droits à la vie privée [.] ne sont pas suffisamment protégés par l’ordonnance [.] ou par désidentification exhaustive par OpenAI ».
Contexte juridique complexe
Ce conflit entre OpenAI et le New York Times découle d’une plainte déposée en 2023 contre Microsoft et OpenAI pour violation dei droits d’auteur concernant l’utilisation des articles publiés du NYT comme données pour entraîner ses systèmes intelligents. Le quotidien souhaite examiner un échantillon représentatif, estimé à 20 millions, des journaux générés par ChatGPT afin d’analyser leur utilisation dans le temps.
Des mesures strictes ont été instaurées pour protéger ces informations lors des examens nécessaires au procès : les avocats doivent passer par un système sécurisé et utiliser un ordinateur déconnecté simultanément au travail sur un code source sensible.
Poursuite du débat public
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Malgré ces controverses publiques et judiciaires persistantes autour du respect des droits liés aux données personnelles dans ce domaine évolutif qu’est celui des technologies numériques avancées, notamment l’intelligence artificielle, ni OpenAI ni le New York Times n’ont encore répondu depuis cette dernière série d’événements.
Ce procès s’inscrit parmi ceux qui examinent profondément l’interaction entre innovation technologique et régulations légales sur plusieurs niveaux considérables tout en voyant surgir interrogations et inquiétudes concernant privacité et propriété intellectuelle.